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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 07:28
Un régulateur "naturel" du frelon asiatique, à multiplier dans nos "tourbières"?...
Un régulateur "naturel" du frelon asiatique, à multiplier dans nos "tourbières"?...

Un régulateur "naturel" du frelon asiatique, à multiplier dans nos "tourbières"?...

Cette plante carnivore qui nous débarrasse des frelons asiatiques

Publié le 28 juin 2015 à 19h00 Source : France Soir

Cette plante carnivore qui nous débarrasse des frelons asiatiques

Un botaniste de Nantes a trouvé une plante carnivore mortelle pour les frelons asiatiques qui déciment nos abeilles. Cette plante, appelée sarracénie et originaire d'Amérique du nord, devrait aider les scientifiques à élaborer une solution radicale contre ces nuisibles.

Nous devons protéger nos abeilles, elles qui sont si rarement agressives envers nous (il faut vraiment les chercher) et qui, entre autres bienfaits, aident à polliniser la flore et nous offrent leur miel. Nos pesticides les tuent en masse et certaines espèces d’insectes viennent finir le travail en les assassinant sans vergogne. Parmi ces fossoyeurs opportunistes, on compte les frelons asiatiques, espèce agressive qui a envahi nos régions en une dizaine d’années et qui est devenue l’ennemi #1 des apiculteurs. Eh bien, un botaniste nantais a découvert qu’une plante originaire d’Amérique du nord est un excellent moyen naturel de piéger les frelons asiatiques.

La sarracénie attire, piège et digère les frelons asiatiques

Les sarracénies ne sont pas très communes dans nos contrées. On les trouve dans les arboretums et autres lieux dédiés à la botanique. C’est une espèce de plantes carnivores assez agréables à l’œil, avec leur long cou et leur forme en urne oblongue. Or Christian Besson, jardinier botaniste au Jardin des Plantes de Nantes, s’est rendu compte il a quelques mois de cela que ces plantes se révèlent être d’excellents pièges à frelons asiatiques.

Christian Besson constate que ces sarracénies attirent, piègent et digèrent ces frelons et les mouches, mais pas les autres espèces de frelons, ni les abeilles, ni les guêpes. Parfait ! Il décide alors de pousser plus en avant ses recherches et découvre en effet que le nectar et les phéromones sécrétés par ces plantes carnivores et exposés aux insectes au niveau de leur urne béante attirent irrésistiblement les frelons asiatiques, laissant indifférents les insectes locaux. L’insecte ainsi attiré va se diriger plus vers le fond de la plante, tomber dans l’urne et y rester piégé jusqu’à y être digéré.

Une sarracénie peut supprimer jusqu’à 50 frelons asiatiques

Il a été calculé qu’une seule sarracénie pouvait, à son rythme, supprimer jusqu’à 50 frelons nuisibles, ce qui représente une menace bien infime pour cette espèce ayant envahi près de 70% de notre territoire avec des centaines de millions d’individus. Aussi faut-il sans doute tenter de trouver une solution différente mais directement inspirée par ces plantes carnivores. Pourquoi ne pas tenter, par génie botanique et chimique, de déterminer la composition spécifique de ce nectar et de ces phéromones pour les synthétiser et créer à grande échelle des pièges chimiques sélectifs pour les frelons nuisibles ? Les scientifiques y travaillent en tout cas. Comme quoi, la solution se trouvait peut-être encore une fois dans la nature même.

A voir le site de SARRACENIA: http://www.sarracenia.fr/index.htm

A vos commentaires…Sur ATPV Infos… http://www.atpv-infos.com

Pour protéger, encadrer et améliorer nos conditions environnementales, seule la connaissance technique des filières et produits ET la stimulation des interactions des milieux et de leurs « acteurs » permettront de se projeter durablement vers demain!...

A lire sur rubriques Infos Atpv...

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 07:50
Hanneton forrestier adulte = Melolontha hippocastani

Hanneton forrestier adulte = Melolontha hippocastani

Des millions de hannetons menacent les forêts alsaciennes

Par Sciences et Avenir avec AFP - Publié le 22-06-2015 

 

Après avoir dévoré les feuilles des forêts d'Alsace, des nuées de hannetons se sont reproduites... Leurs larves grignotent maintenant les racines d'arbres parfois centenaires.

 

ENVAHISSEURS. De mémoire de forestier, l'ampleur du phénomène est sans précédent : après quatre ans sous terre, des centaines de millions de hannetons - des insectes coléoptères nocturnes - se sont envolés pour grignoter les feuilles des arbres de forêts alsaciennes. Leur présence massive fin avril 2015 a suscité de sérieuses inquiétudes. C'est un "gros bourdonnement continu", "comme un bruit d'hélicoptère" ou plutôt "de gros avions au loin", décrivent ceux qui, au crépuscule, se sont approchés des forêts vosgiennes du nord de la région il y a quelques semaines 15.000 hectares grignotés

Mâles en tête, des hordes de hannetons forestiers de 2 cm de long sont sortis de terre, avant de s'envoler par vagues successives, en zigzaguant vers la cime des arbres. Avec une nette préférence pour les chênes, mais sans dédaigner les hêtres et autres feuillus. "C'était Les Oiseaux de Hitchcock,mais version hannetons", plaisante Françoise Bourjat, la maire de Sparsbach. Ce village est situé au cœur de la zone infestée, au sein d'un ensemble de forêts domaniales et communales au nord d'Ingwiller (Bas-Rhin), représentant selon l'ONF (Office National des Forêts) une surface de près de 15.000 hectares. L'envol des coléoptères s'est répété tous les soirs pendant deux semaines, fin avril. Ils ont ensuite poursuivi leur grand festin de feuilles jusqu'au début du mois de juin, avant de tous mourir. 

INNOMBRABLES. "Au total, je pense qu'un chêne sur deux a eu ses feuilles au moins en partie mangées, et peut-être 10% ont été presque complètement défeuillés", observe Joseph Meyer, cheville ouvrière de l'ONF dans la zone touchée. Il y a eu selon lui de 40.000 à 200.000 hannetons par hectare. Etant donnée l'étendue de la zone infestée, les hannetons ont donc été plusieurs centaines de millions au total. "On a arrêté de compter", plaisante Frédéric Guerin, porte-parole de l'ONF pour la région, "c'est d'une ampleur exceptionnelle aussi bien du point de vue de l'étendue géographique, que de l'intensité du phénomène". D'autres forêts françaises au sol sableux, comme celle de Fontainebleau, peuvent aussi connaître de fortes présences de hannetons, mais "il n'y a aucune trace de phénomènes similaires", dit-il, ni aucune explication des raisons de cette prolifération.

CONSÉQUENCES. Ce n'est pas l'envol spectaculaire des hannetons et le grignotage des feuilles qui inquiète : de nouvelles feuilles sont déjà apparues sur la plupart des arbres. C'est surtout le grignotage de leurs racines par les larves de l'insecte, pendant les quatre ans passés sous terre avant son envol. Dans la forêt, Joseph Meyer montre des parcelles éparses de jeunes arbres squelettiques : "Les racines de ces hêtres ont été mangées par les larves, ils ne passeront pas l'année". Un peu plus loin, en levant la tête: "celui-ci a plus de 100 ans, mais regardez ses branches sèches là-haut, ce n'est pas normal".

Laisser faire la nature

"Depuis deux-trois ans, on a des signes de dépérissement d'arbres adultes dans le secteur, peut-être liés à un déficit de racines dans le sol", et donc peut-être aux hannetons, indique Louis-Michel Nageleisen, expert référent national en entomologie forestière auprès du ministère de l'Agriculture. Ces dégâts souterrains, difficiles à évaluer et qui affectent tous les types d'arbres, vont se poursuivre pendant le nouveau cycle qui vient de s'engager. Car les hannetons, une fois repus, se sont aussi consciencieusement reproduits ces dernières semaines. Leur nombre va-t-il continuer à augmenter ou a-t-on atteint un pic? "On est incapable de l'évaluer pour l'instant, c'est la grande interrogation", dit M. Nageleisen.

LIRE  60 ans que l'agriculture a tout faux

"Nos voisins allemands de la vallée du Rhin ont des problèmes avec les hannetons forestiers depuis les années 1980", dit l’entomologiste, "c'est resté épidémique chez eux pendant trente ans", même "s'ils on tout essayé" pour lutter, y compris des produits chimiques, sans succès. Par précaution, l'ONF a décidé de limiter les quantités de bois que les professionnels de la filière seront autorisés à exploiter en 2015, pour ne pas mettre en péril la régénération naturelle de la forêt fragilisée. "On va laisser faire la nature, elle va bien finir par rétablir l'équilibre", dit M. Meyer. En attendant, "le point positif, se console-t-il, c'est que ces hannetons n'ont aucun effet urticant pour l'homme".

 

RAPPEL de BIOLOGIE de L'INSECTE

1 année de plus que le HANNETON COMMUN...

Cette espèce effectue la totalité de son cycle en milieu forestier

Dans l'est de la France (Alsace), l'évolution d'une génération s'échelonne sur 48 mois et 5 années civiles. Des adultes peuvent apparaitre tous les ans, mais ils sont, pour une région déterminée, beaucoup plus nombreux tous les quatre ans (années de grand vol):

. Année 1 : Les insectes adultes sortent de terre en avril-mai. Ils s'envolent pour s'alimenter sur des essences feuillues, avec une préférence pour les chênes, et s'y accoupler. Les femelles fécondées reviennent vers le sol pour s'enfouir en terre (10 à 15 cm de profondeur) et pour pondre (15 à 30 oeufs). Une seconde ponte peut être effectuée par les femelles les plus vigoureuses, deux ou trois semaines à la suite de la première ponte et après une nouvelle nutrition.

- incubation des oeufs : 4 à 6 semaines environ

- le premier stade larvaire dure environ un an et les larves s'enfoncent dans le sol en automne pour hiverner.

. Année 2 : Les larves remontent à la surface du sol vers avril. La première mue larvaire a lieu en mai-juin (larve passant au stade L2). A l'automne, les larves s'enfoncent à nouveau dans le sol pour hiverner.

. Année 3 : Les larves reprennent leurs activités en mars-avril. La deuxième mue larvaire a lieu en septembre (larves passant au stade L3). Ces larves sont particulièrement nocives. A l'automne, les larves s'enfoncent à nouveau dans le sol pour hiverner.

. Année 4 : Les larves remontent à la surface du sol vers avril. Elles se nourrissent activement jusqu'à la nymphose qui intervient en juillet-août. Après une période nymphale de deux mois environ, les jeunes adultes rentrent en hivernation (en octobre environ).

. Année 5 : Au mois d'avril ou mai, les jeunes adultes s'envolent pour pondre. C'est l'année du grand vol.

 Plus à l'ouest, ce cycle biologique peut être raccourci à 36 mois sur 4 années civiles. Il équivaut alors à celui du hanneton commun

Rubriques Infos Atpv...   

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 08:24

Le frelon asiatique éradiqué grâce à un parasite ?

Edité par avec AFP - le 04 octobre 2014

Le frelon asiatique, une espèce invasive qui menace les ruchers européens, pourrait bientôt être éradiqué grâce aux travaux de chercheurs tourangeaux

http://imageceu1.247realmedia.com/0/default/empty.gifÉric Darrouzet, enseignant-chercheur à l'Institut de recherche sur la  biologie de l'insecte (IRBI) de l'Université de Tours, observe grâce à une  loupe binoculaire un cadavre de l'ennemi. A l'aide de micro-pinces de dissection, il extrait un parasite qu'il plonge  immédiatement dans un tube rempli d'éthanol. "L'éthanol permet de conserver son  ADN",explique le chercheur.

C'est en procédant de la sorte qu'il a découvert avec son équipe le Conops vesicularis, une espèce parasitoïde, sorte de petite mouche qui pond son oeuf  au printemps sur des reines frelons. "L'oeuf éclôt, et la larve, comme  l'Alien du film, va se développer dans l'abdomen de son hôte, ce qui va  entraîner au bout de dix ou quinze jours la mort de la reine". Cette découverte est essentielle car si ce parasite tue la reine, la  colonie entière ne lui survit pas.

Voir photo de Conops vesicularis Linnaeus, 1761 - (Arthropoda, Insecta, Diptera)

Un traitement sans danger pour les abeilles, les bourdons et les guêpes ?

Les chercheurs peuvent désormais imaginer mettre au point un système de  lutte biologique contre le frelon asiatique. "Il faudra des années pour démontrer que ce parasitoïde a une préférence  pour le frelon asiatique et qu'il n'entraînera pas de dégâts collatéraux sur  les abeilles, les bourdons et les guêpes", tempère néanmoins Éric Darrouzet qui  travaille aussi sur plusieurs types de pièges.

"Un des buts de notre projet est la fabrication d'un piège sélectif. Il  pourrait être mis à la disposition des professionnels de l'apiculture et des  amateurs pour protéger leurs ruchers", explique-t-il.

Éric Darrouzet reste discret sur les avancées de ses recherches. Avec son  équipe, il travaille sur l'architecture d'un piège pour qu'il soit plus  sélectif, malgré l'utilisation d'un appât non sélectif. "Un prototype est déjà  à 99% sélectif. Fin 2015, nous devrions avoir un piège sélectif disponible".
Un appât lui-aussi sélectif pourrait également voir le jour. "On veut remplacer les appâts alimentaires à base de sucre et de protéines  par un appât phéromonal (ndlr: issu d'une sécrétion externe produite par un  organisme) à base de molécules volatiles émises par les frelons. On teste  actuellement ces molécules isolées en laboratoire. On le fera dès l'année  prochaine sur le terrain. L'objectif est de labelliser et de faire breveter ces  pièges. Mais il nous faudra pour ça des finances", prévient le chercheur.
La vespa velutina, communément appelée frelon asiatique, est arrivée en  France il y a une dizaine d'années.

Plus de 70% du territoire français 
"Cette espèce pose de gros soucis car elle se nourrit de nombreux insectes,  dont les abeilles. C'est une catastrophe pour les apiculteurs. Mais aussi pour  la biodiversité, car ce prédateur généraliste chasse divers insectes. De plus,  sa piqûre peut être mortelle", expose le scientifique. Selon lui, cette espèce invasive se répand de plus en plus en Europe, et  même en Europe de l'Est, épargnée jusqu'ici.
Plus de 70% du territoire français sont colonisés: c'est dire si les  apiculteurs français seront intéressés par l'exposé que fera Éric Darrouzet à  leur 20e congrès à Colmar. Sur le seul département d'Indre-et-Loire, l'augmentation du nombre des  colonies de frelons est exponentielle. L'espèce est arrivée près de Tours en 2009. Les chercheurs avaient relevé  trois colonies. En 2011, il y en avait quarante et le recensement de 2013 fait  état de 400 à 600 colonies.


Et les surprises ne manquent pas, car le frelon asiatique construit son nid  un peu partout. On peut en trouver dans des cavités souterraines, sous des  toits, dans des greniers, dans des buissons à hauteur d'homme, sur des façades  de maisons, ou encore dans des arbres jusqu'à plus de vingt mètres de hauteur. Eric Darrouzet possède aussi une collection exceptionnelle de nids qu'il  analyse aux rayons X pour percer les secrets de leur architecture sans les  détruire.

A relire sur ATPV INFOS...

Voir RUBRIQUES.....

SOURCE PHOTO = http://www.diptera.info/

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 13:01

ANOMALIES et/ou REACTIONS VEGETALES?...

GALLES sur CHENES...

Une ATTAQUE de CHAMPIGNONS LIGNIVORE sur CERE...

Les CONSEQUENCES d'une atmosphère trop sèche sur CACTUS!...

DEFORMATION ANARCHIQUE d'un CACTUS!... 

Les CONSEQUENCES d'une application de désherbant au pied d'un rosier!... 

ATTAQUE BACTERIENNE sur arbre = TIGE et COLLET

REACTION d'AGRESSIVITE d'un CHENE sur son environnement!...

En complément d'infos...

ANOMALIES ou REACTIONS VEGETALES?... Partie 01

Le régime alimentaire modifie les espèces!...

Les variations des modifications du climat sont visibles en plaine!...

Chancre coloré du PLATANE: Les causes...

DSCN2689Point de greffe sur hêtre pleureurRe-exposure of DSCN4655DSCN4657DSCN5866.JPGDSCN5829.JPG2013-05-01-12.42.28.jpg

2013-05-01-10.57.58.jpgReaction de grossissement d'un CHENE 22013-04-23-18.32.11.jpg

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:02

Dégâts sécheresse sur cédreParce que la plante est très réactive aux conditions de milieux et climatiques directes et indirectes, elle réagit parfois "de façon inattendue"!...

Par excès ou par manque, un élément de milieu peut devenir le premier "maillon" d'une longue (ou parfois très courte) désorganisation d'un ou des processus de croissance et de développement!...

Les conditions de développement conditionnent directement les qualités de croissance des rameaux (longueur, largeur), l'intensité florale (nombre, forme, couleur) et peuvent parfois causer la mort très rapide de la plante selon sa vigueur et son âge!...

On peut largement remarquer que les plantes liées à des mileux spécifiques (déserts, montagnes, milieux humides par ex...) sont plus sensibles aux moindres changements climatiques, pédologiques et culturaux!...

ATPV A.. (8)En plus, des phénoménes cités et réactions induites, la plante devient alors réceptive aux attaques parasitaires : champignons, virus, bactéries, insectes. Ceux-ci accélérent ces "anomalies" par des comportements de la plante "parfois très surprenants"!...

Le végétal émet alors des "barrières physique et chimique" pour rejeter et diminuer ces phénomènes !... Une lutte permanente entre le/les parasites et l'arbre est mis en place !... Seules, les conditions externes peuvent faire gagner l'une ou l'autre des 2 parties !...

Par nécéssité et "intinct" le cactus, l'arbuste, le rosier, l'arbre  produisent une floraison "anarchique" et/ou disproportionnée suivie d'une fructification qui permet de sauver l'espèce !...  ATPV Infos...

ATPV A.. (7)ATPV B.. (6)Conifére avec conteneur 2Lac Pavin (40)Virus sur frêne 2Tumeur-OLIVIER-4.jpgEtranglement-sur-tilleul.jpg

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 07:48

UNE ESPECE INVASIVE dans nos SOLS

17 avril 2013 -  Source=  http://www.letelegramme.fr

Un ver tueur de lombrics, originaire de l'hémisphère sud, a été repéré cet hiver dans le Finistère. Les naturalistes s'inquiètent pour les populations de vers de terre, indispensables à l'écosystème.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gifUn Plathelminthe terrestre (ver plat), prédateur des lombrics, a été détecté cet hiver dans le Finistère, ainsi que dans les Alpes-Maritimes et la Corse. S'il devait s'y installer, les populations de lombrics, indispensables à la bonne santé de la terre et ressources alimentaires de bon nombre d'espèces (insectes, oiseaux, mammifères, amphibiens…), seraient menacées. L'inventaire national du patrimoine naturel (INPN) lance un appel à témoins. 

Arthurdendyus-triangulatus.jpg

"Déséquilibres majeurs sur les milieux naturels"
Originaire de l'hémisphère sud, sans doute de Nouvelle-Zélande, le Plathelminthe terrestre  peut entraîner la quasi-disparition du lombric, entraînant "des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels", selon l'INPN. De tels phénomènes ont été observés récemment en Angleterre avec des espèces de vers proches du Plathelminthe.
Comme l'explique l'INPN, dans les écosystèmes dont le prédateur fait partie, les populations de lombrics ont mis au point avec les années des "stratégies d'évitement". Mais ce n'est pas le cas dans les écosystèmes où le prédateur n'existe pas… comme le nôtre, par exemple.


L'INPN lance donc un appel à témoins pour établir une cartographie de sa présence en France. Le ver plat est "assez facile à reconnaître", indique-t-il : "Il est un peu aplati, noir avec deux vagues bandes dorées. Il arrive qu’on le rencontre en amas emmêlé. Il n’est pas venimeux, mais peut être toxique si on l’ingère (et ne peut donc se substituer au lombric dans la chaîne alimentaire)."

Si vous en repérez, il est demandé d'avertir le professeur Jean-Lou Justine : jean-lou.justine@mnhn.fr

 

Les prédateurs et les parasites "naturels" de nos vers…

Il a été démontré que de nombreuses espèces d'oiseaux (mouettes ou goélands suivant les charrues dans les champs), de taupes, de hérissons, de renards, de crapauds et de serpents mangent des vers de terre. Certains coléoptères, les sangsues, les limaces et les vers plats se nourrissent aussi de vers de terre. La plupart de ces prédateurs sont peu susceptibles de causer des problèmes aux élevages de vers de terre. Les bactéries, les protozoaires (animaux unicellulaires), les vers plats (plathelminthes), les nématodes (vers ronds) et les larves de diptères sont des parasites internes des vers de terre. La pollénie du lombric (Pollenia rudis) est souvent une nuisance dans les greniers des maisons et sa larve parasite les vers de l'espèce Eisenia rosea, qui contamine souvent les élevages de vers du fumier. D'autres espèces de mouches peuvent parasiter les vers de terre.

http://www.bio-vers.com/parasites.html

       DAISIE.jpg

A lire en complément dinfos...

La racine: conditionne le comportement général de l'arbre...

La RACINE : source d’alimentation et d’équilibre…

La Vie du SOL équilibre indispensable…

La Vie du SOL équilibre indispensable… partie 02

RELATION Sol - Racine...

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 08:13
Depuis 1999 ET la première tempête importante, les composantes de nos climats mettent EN DANGER nos cultures, les ressources en eau, , l’équilibre de nos territoires et la gestion de  notre patrimoine arboré planétaire!... 
DSCN7267Ces 15 dernières années, nous pouvons observer que les variations du climat sont de plus en plus répétées!... Et les amplitudes thermiques et hygrométriques sont de plus en plus fortes par excès ou par manque !...
La fréquence de nos dates historiques sur les "records de pluies, vents, températures, froids, neige", est périodiquement battue!...
okcapricorne-l650-h474-c[1]Les conséquences dans nos campagnes, nos forêts, nos jardins sont visibles… Les espèces végétales et animales et les écosystèmes ont de moins en moins de temps de réagir, s’adapter, se protéger entre chaque évènement… Il devient difficile de relever ce nouveau défi climatique!...
Dans tout notre territoire, nos villes, nos forêts, nos rivières; aujourd'hui le « désordre » remplace le calme d'une "plénitude climatique" dont a besoin la symbiose "végétal-animal" pour se développer!...
ATPV ...Capricorne sur chêne (5)Les espèces "fragiles" déclinent au profil des espèces agressives et envahissantes!...
Dans le silence des saisons, les blessures climatiques sur les plantes et les biotopes éliminent les espèces qui ne sont pas capables de s’adapter rapidement!...
Et les parasites de blessures finissent par éradiquer progressivement certaines plantes !...
L’orme, le chêne, les pins, le chataignier sont en danger !...
Le robinier, l’ailanthe, le peuplier, les saules prennent de plus en plus les espaces « libres »
Les digitaires, les sétaires, l’armoise, les plantains, les composées, occupent les espaces cultivés…
La biodiversité, les associations, les symbioses végétales et animales ainsi que l'endémisme sont en danger!...
 
A qui profite ces "blessures climatiques sur nos écosystèmes et nos arbres"!...
ATPV Plt (9)Aux parasites de blessures qui trouvent des environnements "perméables" et "attractifs" pour leur développement...
Aux plantes "envahissantes" et "pionnières" qui se multiplient rapidement sans concurrence de "plantes locales"...
Aux espèces végétales et animales aux cycles de vie courts !...
Aux espèces végétales et animales aux capacités de reproduction importantes !...
Aux espèces végétales et animales aux régimes alimentaires contrastés !...
Pas aux plantes de montagnes aux besoins en froids spécifiques !...
Pas aux plantes aux cycles de développement longs!...
Pas aux plantes de climats tropicaux aux besoins en températures et d’humidité constants !...
DSCN2823-1Pas aux plantes de déserts trop fragiles !... 
Par élimination le climat va accélérer la sélection des espèces résistantes…
Les plus endémiques, les plus spécifiques, les plus grandes vont disparaître !...
L’appauvrissement de la biodiversité va engendrer l’augmentation et l’accélération de la disparition des espèces et des équilibres !...
Donc, épisodiquement, et ce, sur des cycles courts et fréquents, de nouveaux ravageurs vont provisoirement prendre la place d’espèces locales !...
Mais, alors comment faire pour limiter voir inverser ce DESORDRE CLIMATIQUE ?...
 
A cause des VARIATIONS CLIMATIQUES, le DESORDRE VEGETALE et ANIMAL et les changements de nos écosystèmes sont BIEN EN ROUTE !...Et l’homme, le SEUL RESPONSABLE, pourra t-il  INVERSER le scénario qu’il a lui-même écrit ?...    
    
DSCN7270Mais, une autre question mérite d’être posée !...
DSCN0383Aujourd’hui, en 2013, nous considérons que toutes les plantes présentent en FRANCE sont des espèces « devenues locales » dumoins « visuellement » !...
Mais combien d’entre-ellles sont REELLEMENT DES ESPECES LOCALES de nos régions, de nos villes et de nos territoires ?...
Si l’on regarde, de plus prêt, es-ce que « TOUT SIMPLEMENT » les premières plantes victimes de ces variations climatiques ne sont-elles pas celles mise en place dans nos paysages sans aucune réflexion sur leur devenir depuis ces 50 à 60 dernières années !...
A vous de voir !...

ALAIN BAERISWYL – ATPV ConceptChenilles Processionnaires (2)Frelon ASIAT REVEL oct 2010 (8)
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 09:00

 

Quand la chenille d’un papillon de nuit suit la trace de sa mère pour mieux se nourrir...

 

Des chercheurs de l’Inra de Versailles-Grignon ont mis en évidence l’effet inattendu d'une phéromone sexuelle (1) d’un papillon de nuit sur les chenilles de la même espèce. Les larves de la noctuelle du coton, Spodoptera littoralis, pourtant immature sexuellement, sont attirées par la phéromone sexuelle de l’adulte. Mieux encore, les larves sont préférentiellement attirées par une source de nourriture quand celle-ci est « aromatisée » par la phéromone sexuelle. Celle-ci favoriserait la recherche alimentaire chez les chenilles. Ces travaux ouvrent de nouvelles voies de lutte contre les insectes nuisibles dans le domaine de la protection des végétaux. L’ensemble de ces résultats est publié en ligne dans la revue Nature Communications du 4 septembre 2012.

  

Communiquer est vital pour survivre et se reproduire chez l'insecte qui utilise ses sens pour percevoir son environnement. S’il peut communiquer par des signaux sonores et visuels, la communication chimique est prépondérante dans sa vie. Pour la reproduction, des substances chimiques – les phéromones sexuelles - sont libérées par les adultes d'une espèce afin d’attirer le partenaire de la même espèce.

Des chercheurs de l’Inra de Versailles-Grignon se sont intéressés au comportement d’un papillon de nuit, la noctuelle Spodoptera littoralis, lorsqu’il est en présence de phéromones sexuelles. Bien que la détection de ces substances semble réservée à l’adulte, ils ont étudié le stade larvaire du papillon qu’est la chenille. Les scientifiques ont tout d’abord mesuré le déplacement des individus en réponse aux phéromones sexuelles. Ils ont montré que, contre toute attente, la chenille du papillon, qu’elle devienne ensuite papillon mâle ou femelle, est attirée par la phéromone sexuelle de son espèce. La détection de ces odeurs se fait au niveau de ses antennes, par l’intermédiaire des neurones olfactifs contenus dans des soies appelées sensilles. Ces neurones expriment des protéines de liaison aux phéromones sexuelles, nécessaires à la reconnaissance de ce signal spécifique, et qui ont été préalablement caractérisées chez le papillon adulte.

DSCN0557.JPGFinalement, les chercheurs ont mis en évidence que la larve de la noctuelle est préférentiellement attirée par une source de nourriture quand celle-ci contient des phéromones sexuelles. Ainsi, les scientifiques suggèrent que les chenilles associent ce signal chimique à la nourriture qu’elles consomment à l’éclosion. Ce signal pourrait être présent dans l’environnement immédiat des chenilles, sur les plantes suite à la reproduction des adultes ou déposé par la femelle sur les feuilles ou les œufs lors de la ponte - l’organe qui permet à la femelle de déposer les œufs (ovipositeur) et la glande phéromonale étant tout proches -. Ce signal n’aurait pas un rôle sexuel pour les chenilles, mais simplifierait la recherche de la plante idéale à consommer car celle-ci serait indirectement « choisie » par la femelle.

Ces résultats originaux soulignent la multifonctionnalité de signaux chimiques lors des interactions entre les individus et leurs milieux. Plus encore, dans le contexte de protection intégrée des végétaux, le comportement inattendu de la chenille de ce papillon de nuit et l’ensemble de ces résultats offrent de nouvelles perspectives en matière de lutte contre des chenilles herbivores.

(1) Une phéromone est, d’une manière générale, un message chimique émis à l'extérieur par un individu et qui déclenche une réponse physiologique ou comportementale chez un autre individu de la même espèce. Lors de la reproduction, la femelle de papillon de nuit attire les mâles de son espèce et les séduit en émettant une phéromone sexuelle depuis une glande abdominale.


Spodoptera littoralis, entre ravageur de cultures et modèle d’étude...

pests_agric_fig_26.jpg

Source photo: Encyclopaedia IRANICA / Pests Agricultural


Spodoptera littoralis est un papillon de nuit de la famille des noctuelles, dont les chenilles ravagent les cultures - tous les organes de la plante pouvant être attaqués.
Dans son aire d’origine, l’Egypte, elle est l’un des plus dangereux ravageurs du cotonnier. Au sud du Bassin méditerranéen, ce papillon attaque notamment les cultures industrielles (tomate, piment doux, cotonnier, maïs)
et légumières. Elle a également été trouvée dans plusieurs pays d’Europe :
• en France où elle ne semble pas encore avoir d’habitat fixe ;
• en Italie où elle provoque des dégâts aux productions horticoles et floricoles sous serres. Plantes potagères et légumineuses fourragères en sont également victimes ;
• elle est l'une des espèces les plus fréquemment interceptées sur les plantes ornementales importées et représente un réel danger pour les cultures sous serres du nord de l'Europe.

pests_agric_fig_27.jpgFacile à élever, S. littoralis constitue également une espèce biologique de choix :
• son appareil sensoriel, son système nerveux, relativement simple et accessible, ainsi que les gènes impliqués dans l'olfaction sont bien connus ;
• son comportement a été largement étudié et décrit.

 

Communiqué de presse. 04/09/2012

Rédacteur : Service Presse INRA  -  Contact scientifique :   Emmanuelle Jacquin-Joly

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:50

Espèces invasives : des arbres européens aux avant-postes en Chine

Source : ©Inra, A. Roques

Aujourd’hui, la majorité des espèces exotiques introduites en Europe viennent d’Asie. Un projet européen, PRATIQUE, vise à mettre au point des méthodes de détection précoce des espèces potentiellement dangereuses pour les forêts européennes.

 

C’est en Chine que les scientifiques sont allés poster leurs vigies pour devancer les invasions d’espèces exotiques dans les forêts européennes. "La majorité des espèces récemment arrivées en Europe viennent d’Asie, en particulier celles colonisant les essences forestières. Entre 2000 et 2008, 57 % des insectes xylophages envahissants étaient originaires d’Asie. Ce continent a détrôné l’Amérique du Nord en tant que pourvoyeur d’espèces invasives, tous groupes confondus, vers l’Europe", explique Alain Roques, directeur de l’unité de Zoologie forestière à l’Inra d’Orléans.

"En général, ces ravageurs ou parasites ne font aucun dégât dans leur pays d’origine. Soit qu’ils ont leurs ennemis naturels, soit que les espèces-hôtes sont plus résistantes", poursuit le chercheur. "À partir de ce constat, nous avons planté des arbres ‘sentinelles’ en Asie : cyprès, hêtres, charmes, sapins et trois espèces de chênes. Au total sept essences communes aux forêts d’Europe. Mais nous regrettons de ne pas avoir obtenu d’autorisations pour les pins". Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un projet européen, "
PRATIQUE", dont Alain Roques coordonne la partie française. L’objectif est de détecter, dans leur région d’origine, les nouveaux envahisseurs potentiels avant leur introduction dans un nouveau continent ou pays. À terme, il s’agit de disposer de méthodes de détection précoce pour endiguer l’expansion des envahisseurs.

De 2008 à 2010, les scientifiques français et leurs homologues chinois ont surveillé étroitement deux parcelles installées dans les régions de Pékin et de Hangzhou (300 km au sud de Shanghai). À l’heure actuelle, une centaine d’espèces d’insectes se sont attaquées aux arbres sentinelles et 34 s’avèrent potentiellement dangereuses. D’ores et déjà, les chercheurs ont retenu cinq de ces espèces comme à haut risque en cas d’invasion en Europe, principalement des coléoptères, lépidoptères et hyménoptères (photos). Les chênes pédonculés en particulier se montrent les plus vulnérables, ayant eu à subir des assauts répétés et meurtriers dans les parcelles chinoises.

 

Des avancées rendues possibles grâce à Daisie

Ces travaux font suite au programme de recherche européen Daisie (Delivering Alien Invasive Inventory for Europe) auquel participait déjà Alain Roques en tant que coordinateur des équipes Inra impliquées (cf. encadré). Lancé en 2005 et achevé en 2008, Daisie a conduit au premier inventaire mondial des espèces exotiques établies à l’échelle d’un continent : plus de 10 000 espèces animales et végétales exotiques, des bactéries aux mammifères, ont envahi le Vieux Continent depuis le XVe siècle1. Cette étape majeure franchie, les premières évaluations des impacts éventuels des invasions biologiques sur la biodiversité et l’économie ont pu être livrées : 11 % espèces recensées sont connues pour avoir un impact écologique et 13 % un impact économique2.

"Un système d’alerte précoce européen permettrait d’anticiper les risques liés à certaines invasions. Ces risques ont fortement augmenté avec le récent affaiblissement des contrôles douaniers entre les pays de l’Union européenne. D’où l’importance de disposer d’une liste des espèces potentiellement dangereuses pour nos arbres," estime Alain Roques. En plus de l’expérimentation en Chine, le projet PRATIQUE comporte également un suivi de zones forestières en Sibérie pour détecter l’arrivée d’insectes ou de pathogènes nuisibles.

 

Le rôle déterminant de l’Homme et de la mondialisation

L’ensemble des envahisseurs profite du développement des activités humaines pour gagner des territoires de plus en plus éloignés de leur aire d’origine. Le programme Daisie a mis en évidence que le nombre cumulé d’espèces exotiques arrivées en Europe avait connu une hausse exponentielle ces 50 dernières années. La rapidité des transports intercontinentaux (avion contre bateau) augmente aussi les chances de survie de ces passagers clandestins. Les introductions accidentelles, en augmentation, sont corrélées avec l’essor du commerce de plantes ornementales, des échanges horticoles ou agricoles. Selon les scientifiques, les activités humaines surpassent en influence les contraintes géographiques et le climat3 même si ce dernier influe sur le processus, en étendant notamment vers le Nord les aires de répartition des espèces adaptées à un climat chaud.

Le projet européen Daisie

180 scientifiques, 15 institutions de 24 pays européens
15 chercheurs de l’Inra, 5 équipes : Zoologie forestière, Inra d'Orléans ; Centre de biologie et génétique des populations, Inra de Montpellier ; Station commune de recherches en ichtyophysiologie, biodiversité et environnement, Inra de Rennes ; Biologie et gestion des adventices, Inra de Dijon, et UMR Biodiversité, gènes et écosystèmes, Inra de Bordeaux
Initié en 2005 et achevé en 2008, le projet Daisie a généré une base de données des espèces exotiques qui permet de rechercher des informations par espèces, pays/régions, ou experts scientifiques... De plus, une « liste rouge » des 100 espèces les plus menaçantes détaille pour chacune leur répartition géographique, la région d’origine, les types d’habitats envahis, l’abondance, les voies d’invasion, les impacts écologiques, économiques et sanitaires, les méthodes de gestion ainsi que les moyens de prévention.
Les connaissances sur la biologie des 1590 espèces d'arthropodes exotiques connues en Europe acquises avec le projet Daisie sont publiées dans l'ouvrage "Alien terrestrial arthropods of Europe" dont tous les chapitres sont disponibles en ligne. 

 

Contact scientifique : Alain Roques
Unité : Zoologie forestière, Inra d'Orléans
Département : Ecologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Date de création : 04 Janvier 2012

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:41

Cerambyx cerdo Linné, 1758 - Le Grand Capricorne

Famille des Cerambycidae : 250 espèces en France - Statut de protection : Partie 02.

Le grand capricorne du chêne est trop victime d’une image exagérée de sa présence et de l’amplitude des dégâts qu’il occasionne sur nos arbres centenaires urbains et ruraux!...

Il est « avant tout » un parasite de blessures de nos arbres !...ATPV ...Capricorne sur chêne (8)

Sa présence sur nos territoires est forte dans certains sites car l’abattage et l’arrachage des forêts et des haies ont concentrés la présence et les impacts de cet insecte.

Ce Cerambycidae est un acteur de la transformation d’un arbre mort et très affaibli, EN HUMUS !...

D’ailleurs il agit souvent en synergie avec les polypores (Où la présence de l’un favorise l’action de l’autre !) et permet de créer des « niches » écologiques favorables aux insectes, oiseaux et reptiles…

Le travail et les impacts des outils mécaniques de coupes (tronçonnage, épareuses) sur les arbres restent les « ouvertures » parasitaires principales de l’insecte !...

 ATPV ...Capricorne sur chêne (2)Il existe quatre espèces du genre Cerambyxen France (C. cerd - C. welensii - C. miles - C. scopolii)  Parmi ces espèces, une ne pose aucun problème d’identification (C. scopolii), en revanche les deux autres (C. cerdo et C. welensii) sont de distinction délicate et demandent un œil particulièrement exercé pour les différencier.
Les critères d’identification sont rappelés ci-dessous, ils sont tirés de l’ouvrage de Bense (1995) :
- ligne glabre sur les deux premiers articles des tarses ……………. C. cerdo
- ligne glabre uniquement sur le premier article des tarses ……….. C. welensii

 

C. cerdos’observe essentiellement lors de son vol de sortie des adultes (juin), souvent crépusculaire et localisé autour des arbres dont ses larves xylophages endommagent les troncs.ATPV ...Capricorne sur chêne (3)

C. cerdo est un des plus grands Coléoptères d’Europe, mais cette espèce possède la particularité de varier en taille, de 17 mm. à 55 mm.

Globalement de couleur noir brillant, C. cerdo présente un pronotum plus étroit à l’avant qu’à l’arrière, avec de profondes rides transverses et une forte pointe conique de chaque côté. Les élytres sont rétrécis vers l’arrière, et plus fortement granuleux à l’avant ; l’apex, rougeâtre, présente une petite épine.

Nota : en Corse, on peut trouver la variété Mirbecki Lucas, 1846 : de grande taille, elle se distingue par sa pubescence grise très fournie, ses élytres plus déprimés, plus carrés aux épaules.

 

Biologie, écologie et comportementsATPV ...Capricorne sur chêne (5)

 Début mai à mi septembre, les adultes émergent et se reproduisent. Les mâles se livrent entre eux à de violents combats, pouvant se solder pour l’adversaire malheureux par la perte d’une patte ou d’une antenne. Ces combats pourraient servir à établir une sorte de territoire. La rencontre entre mâle et femelle semble fortuite, et la stridulation (sorte de « cris » produits mécaniquement par un appareil stridulant se trouvant à l’articulation du pro- et du mésothorax) n’intervient pas.

Dès mi-mai, les femelles fécondées pondent dans les anfractuosités et les blessures des arbres des essences feuillues (Orme, Frêne, Chênes, Saules, Tilleuls, Erables, Châtaignier, Charme, Bouleaux...).

Les larves de C. cerdo se développent pendant 3 à 4 ans, surtout dans les chênes (mais pas exclusivement), qu’elles pénètrent à cœur (elles sécrètent une cellulase) et rendent inutilisables pour la fabrication de bois d’œuvre.

Les larves pénètrent dans le tronc en formant des galeries qui grossissent avec la taille des larves. ATPV ...Capricorne sur chêne (10)

Au cours de la dernière année de vie larvaire, elles pénètrent plus profondément dans le bois formant de grosses galeries caractéristiques.

La nymphose a lieu au plus profond du tronc.

L’insecte adulte (= imago) hiverne dans sa loge nymphale. A l'approche de la saison estivale, il quitte sa loge par la galerie creusée par la larve et sort du tronc prêt à se reproduire.

Les conditions météorologiques et les qualités nutritionnelles du milieu (arbre) conditionnent la longueur du stade de développement de l’insecte.

C. cerdo EST un parasite de blessures présent sur des arbres malades, voire morts, mais toujours sur pied.ATPV--.Capricorne-sur-chene--12-.jpg

Le grand capricorne est attiré par l’alcool éthylique et par l’acétate d’éthyle dégagé par les arbres qu’il parasite.

L’espèce fréquente les forêts de feuillus mais aussi, et surtout, les arbres isolés dans les campagnes (bordures talus et routes). Les arbres d’alignement et les végétaux des parcs, relativement âgés constituent un habitat très favorable.

En France, Cerambyx cerdo est inégalement réparti. Dans la moitié nord du pays il semble assez rare, voire en cours de raréfaction. Dans la moitié sud, l’insecte est abondant causant même de gros dégâts dans les bois. Malgré son statut de protection, l’espèce est combattue régulièrement par les forestiers.

ATPV ...Capricorne sur chêneMesures conservatoires de l’insecte :

Le maintien d’arbres âgés favorables pour la ponte reste indispensable.

Cela est valable aussi bien en forêt qu’en zone bocagère.

Les gros arbres présents dans les haies du système bocager et le long des talus et fossés des parcelles agricoles sont des réservoirs d’une grande importance pour cette espèce.

Une attention toute particulière devra être apportée au maintien des gros arbres des haies d’une part, mais aussi à la pérennité de cet habitat.

Eviter la disparition des haies et de ces arbres vieillissants et fortement dégradés en pensant, dès à présent, au remplacement des sujets les plus touchés par d’autres de même essence ou d’essence différente, pour assurer une rotation des habitats potentiels.
En forêt, le maintien de quelques arbres au delà de l’âge d’exploitation permet la préservation des habitats favorables à cette espèce et à tous les écosystèmes (faune et flore) qui occupent les cavités et les bois dégradés. Des îlots de vieillissement peuvent être également envisagés.

Voir : Article – Nos forêts sont trop propres ! ATPV ...Capricorne sur chêne (7)

En Europe, C. cerdo présente une nette tendance au déclin, due probablement en partie à l’évolution de la sylviculture vers la production d’essences à croissance rapide, et vers le maintien d’une “hygiène” souvent excessive de la forêt.

En France, le grand capricorne est considéré comme une espèce menacée. En effet, son développement larvaire est long, et il a besoin pour le mener à terme de forêts anciennes où l’on laisse les arbres moribonds ou morts pourrir à leur rythme naturel. De fait, cette espèce est en net déclin au nord, alors qu’elle semble moins en danger au sud.

GESTION DURABLE des HABITATS artificiels et naturels…

La conservation de C. cerdo passe par l’adaptation des pratiques forestières (retour à un système agro-pastoral) dans les secteurs où l’espèce présente des niveaux de population importants.

La création de “zones refuge” où l’on laisserait pourrir sur place une majorité des arbres morts (type réserves biologiques intégrales ou dirigées de l’ONF) serait une mesure minimale relativement facile à mettre en place DANS TOUTE LA FRANCE.

  

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PROTECTION du GRAND CAPRICORNE du CHENE 

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