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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:06

Canal du Midi : "Nous suspendons l’abattage préventif" des platanes

Source.  http://www.midilibre.fr  du 04/02/2014

 

Marc Papinutti, directeur général de VNF, répond aux maires hostiles à une lutte radicale contre le chancre.
 

La probable expérimentation d’un vaccin contre le chancre a conduit beaucoup d’élus à réclamer un arrêt de l’abattage.Tenez vous compte de ce qu’ils disent ?

J’écoute les demandes des élus. La règle, fixée par arrêté, était d’avoir des abattages préventifs systématiques autour des arbres malades. Des maires hostiles à cette pratique m’ont contacté. J’ai convenu avec eux de n’abattre que les arbres dangereux, c’est-à-dire les arbres morts.

Il n’est donc plus question d’abattre des arbres sains inclus dans un périmètre de 50 mètres de part et d’autre de l’arbre infesté ?

Je dis que j’ai suspendu ces abattages de précaution. Je n’ai pas dit qu’il n’y en aura plus. Je les ai suspendus parce que la période n’est pas la plus propice pour y procéder, en raison des réactions hostiles. Mais il faudra que je respecte les règles de prophylaxie qu’impose l’arrêté préfectoral.

Des arbres peuvent ne pas être morts mais présenter des signes d’infection. Seront-ils épargnés ?

Il y a plusieurs étapes dans la maladie. Le stade extrême où l’arbre est mort, ses branches risquent de se détacher. Ceux-là seront abattus. Puis il y a les arbres qui présentent les signes de la maladie et ceux qui sont encore sains mais qui se trouvent dans le périmètre de protection. Pour ces deux catégories, nous suspendons l’abattage.

Cette suspension est bien sûr valable sur la totalité du canal...

Pour l’instant mes services l’appliquent sur trois communes : Castelnaudary, Carcassonne et Sallèles-d’Aude.

Mais ce ne sont pas les seules à être concernées par les chantiers d’abattage. Pourquoi elles et pourquoi pas les autres ?

Parce qu’il y a des sites qui provoquent beaucoup de réactions, notamment lorsque le canal passe en centre-ville, et d’autres moins. Je pense que nous avons dû manquer de pédagogie. J’ai donc accepté qu’on limite l’abattage aux arbres morts dans ces centres-villes. On a tout de même l’impression que la stratégie de VNF varie en fonction de l’attitude, plus ou moins virulente, des maires...

Non. Je vous le dis. La réactivité aux abattages préventifs se pose surtout dans les centres-villes. J’ai donc discuté avec les maires de ces communes qui ne supportaient pas l’idée de tels abattages. Trois m'ont saisi, les maires de Castelnaudary, de Carcassonne et de Sallèles-d’Aude.

Mais si d’autres élus vous le demandent, vous serez bien obligé d’opter pour la même solution...

Dans un premier temps oui. Je ne peux pas appliquer des règles différentes d’une commune à l’autre. La priorité est donc désormais la sécurité des populations et non plus l’expansion du chancre coloré...

Quand des maires veulent interdire l’abattage, je ne peux pas les ignorer. Je préfère donc temporiser, attendre que la végétation réapparaisse pour évaluer la progression et faire le point avec tout le monde.

Il y a quelques jours VNF annonçait l’abattage de 1 127 arbres d’ici mi-avril. Ce chiffre va donc être considérablement réduit.

À combien ?

Nous ne disposons pas encore de cet élément.

Vous parlez d’une suspension. Jusqu’à quand ?

Je veux contenir les foyers mais je ne veux pas être le seul à le faire. Nous voulons partager cela avec tout le monde. L’abattage n’est pas une volonté de VNF. Je préfère donc qu’il y ait un moratoire tel que je l’ai défini pour laisser du temps au débat. Je veux partager avec tout le monde les objectifs et les contraintes. S’il y a un rejet du plan d’abattage, il faut donc rediscuter.

Les résultats de l’expérimentation de ce que l’on appelle un vaccin définissent-ils votre horizon ?

J’ai simplement tout fait pour qu’on réalise cette expérimentation. Il faut que nous soyons totalement crédibles.

En stoppant les abattages préventifs, ne vous mettez-vous pas en contravention avec l’arrêté ?

J’ai un sujet auquel, il faut que je réponde. Je souhaite aujourd’hui que les enjeux et les choix soient partagés.

(Voies navigables de France est l’établissement public concessionnaire du réseau fluvial et des canaux du pays.)
 

A voir dans rubrique PLATANE...  

A lire en complément de cet article...

La racine: conditionne le comportement général de l'arbre...

PLATANES: Bilan d'une mort annoncée!...

Chancre coloré du PLATANE: Les causes...

PLATANES en DANGER!... Et si on ne disait pas tout?...

 

PLATANES du CANAL: Un premier sursis?...
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:19

 

Un remède miracle pour sauver les platanes du canal ?

Publié le 15/05/2013 / La dépêche du midi  / TOULOUSE / Julien Auguy

  

Une entreprise haute-garonnaise expérimente un traitement pour contenir la maladie du chancre coloré qui menace les platanes du canal.

Plus qu'un simple rhume, c'est un véritable cancer qui touche les platanes français depuis presque soixante-dix ans. Le «chancre coloré» est un champignon qui décime l'espèce, un fléau qui oblige les autorités à abattre plusieurs milliers de ces arbres chaque année. Arrivée en Provence en 1945, la maladie s'est depuis propagée sur le reste de la France, et particulièrement aux abords du canal du Midi, qui est l'un des principaux foyers de la maladie dans le pays. Sur les 80 000 arbres que comptent les berges du canal entre Castelnaudary et Sète, 42 000 platanes sont potentiellement menacés.

Arbres condamnés à mort

À l'heure actuelle aucun traitement n'existe pour éradiquer la maladie. Mais le Cetev(centre d'expertise en techniques environnementales et végétales), basé au Faget, petite commune à côté de Toulouse, s'est penché sur le sujet : «Plutôt que d'abattre les arbres, on cherche à démontrer que d'autres solutions sont possibles, affirme Philippe Beuste, le directeur du Cetev. Je veux essayer de trouver une alternative à l'abattage.» L'entreprise, qui a entrepris des recherches, effectuera une première tentative de traitement, par injection, dans les prochains jours à Sallèles-d'Aude, à proximité de Narbonne. «Ce traitement consiste à faire une micro-injection de fongicide (substance permettant de limiter ou d'éliminer les champignons) dans les troncs d'arbres atteints encore légèrement par la maladie, proche d'un arbre qui lui est déjà malade.Il faut ensuite attendre plusieurs mois pour espérer avoir un résultat» explique Philippe Beuste.

Platanor, le super platane

André Vigouroux, ancien chercheur de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) est l'un des seuls scientifiques français à s'être penché sur le sujet : «Aucun traitement n'a marché jusqu'à aujourd'hui. Mais je ne veux pas être négatif, et si des gens ont la possibilité de faire des essais, il ne faut pas s'en priver.»

Pour l'heure, la seule parade connue, c'est l'abattage systématique. «Quand ils sont malades, on les abat pour limiter la propagation. Et on est aussi obligés d'abattre ceux qui se trouvent 50 mètres avant et après le malade», explique Jacques Noisette aux Voies Navigables de France (VNF). Chaque année, les abattages se font sur deux périodes. En 2013 entre février et avril, 1 451 platanes ont été abattus le long du canal. La seule alternative existante actuellement ? Le «Platanor» : «C'est un croisement entre un platane résistant au champignon, venu des USA, avec un platane du Moyen-Orient, explique M. Vigouroux, à l'origine du projet. Lorsqu'on les replante on est sûr qu'ils ne seront pas contaminés.» Une nécessité pour ces arbres qui font partis du patrimoine du canal du Midi.


Une croissance exponentielle

Entre 2006, date de découverte du premier foyer sur le Canal du Midi, et 2011, 450 foyers (zone de plusieurs arbres contaminés) ont été découverts, dont 215 rien que pour l'année 2 012. La progression fulgurante de la maladie est favorisée par l'eau du canal, mais aussi par les bateaux qui se frottent aux arbres lorsqu'ils manœuvrent près des berges. Très contagieux, le microbe se transmet d'arbres en arbres par le simple contact entre les racines. Le contact avec tout autre support, (coque de bateau, matériel de fauchage ou d'entretien des berges) favorise la propagation de la maladie. Si les foyers sont plus nombreux autour du canal, il en existe aussi autour des routes en Haute-Garonne à Revel, Saint-Gaudens ou encore Saint-Jory.


Le chiffre : 1 451

platanes > abattus en 2 012. Sur les berges du Canal du Midi, principal foyer de la maladie en France, 1 451 platanes ont été abattus entre février et avril 2013. Une seconde session d'abattage est prévue en fin d'année.

«Pour limiter la propagation de la maladie, on est obligé d'abattre les platanes qui se trouvent 50 m avant et après l'arbre contaminé».

Jacques Noisette, responsable de la communication des Voies Navigables de France

ATPV A.. (3)Curage de banquette

Et vous, vous en pensez quoi?...

Infos ou intox?...

A qui profite ce commerce de l'arbre?...

Existe t-il une VRAIE politique de l'arbre dans notre région?...

Catastrophe écologique, économique, culturelle pour l'image de nos départements!...

ATPV INFOS...

A lire en complément de cet article...

La racine: conditionne le comportement général de l'arbre...

PLATANES: Bilan d'une mort annoncée!...

Chancre coloré du PLATANE: Les causes...

PLATANES en DANGER!... Et si on ne disait pas tout?...

Elagage de platane 2005ATPV B.. (7)

 

 


 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:16

Enfin, la vérité commence à être anoncée!...

RAPPEL des articles à lire!... Etat des lieux...

Chancre coloré du PLATANE: Les causes...

PLATANES: Bilan d'une mort annoncée!...

L'eau: pouvoir de croissance végétale!...

Les variations des modifications du climat sont visibles en plaine!...

Voilà les INFOS!...

MAIS!... La FACTURE DE CETTE REPLANTATION?...

Source Batiweb 02/08/2012

Replanter les 42.000 platanes du Canal du Midi à Toulouse (31)

 

Voies navigables de France (VNF) lance aujourd’hui une campagne de sensibilisation de son programme « Replantons le canal du Midi » pour remplacer les platanes qui ombrent la voie d’eau de Toulouse à l’Etang de Thau et concourent à sa beauté universellement reconnue.

Cette campagne a pour objectif de mobiliser les particuliers, les entreprises, les associations…qui portent un intérêt au canal du Midi, sur un programme de restauration des plantations.

En effet, les 42 000 platanes qui bordent le canal du Midi sont aujourd’hui menacés par un champignon microscopique, le chancre coloré. Ce champignon qui s’attaque exclusivement aux platanes connaît une vitesse de propagation spectaculaire et, à ce jour, aucune solution phytosanitaire n’est malheureusement envisageable.

Ce sont donc les 42 000 platanes qui à terme risquent d’être abattus à l’horizon de 10 ans. La replantation sur la totalité du tracé du canal fait partie du programme de restauration du patrimoine arboré conduit par Voies navigables de France et construit en concertation avec l’Etat et les collectivités territoriales depuis 2008.

Voies navigables de France, à qui a été confiée la gestion du canal par l’Etat, en lien avec l’ensemble des acteurs publics territoriaux se mobilise pour préserver ce chef d’œuvre du patrimoine français, classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, source de rayonnements économique et touristique pour les territoires traversés.

Dans ce cadre, un programme de replantation des arbres du canal du Midi a été lancé depuis 2011. Mené avec l’appui d’experts scientifiques et en collaboration avec les associations environnementales, ce programme est un chantier de longue haleine qui doit permettre de reconstruire l’image du canal du Midi à léguer aux générations futures tout en contribuant à la préservation de la biodiversité du site.

 

A suivre...

ATPV

Mieux me connaître!...

EXPOSITIONS 2011 - L'arbre et la biodiversité

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 14:02

31 Causes de propagation et du développement du

 CHANCRE COLORE du PLATANE

   

  • Cicadelle verte
  • Cicadelle pruineuse
  • Anthracnose
  • Travaux sur la chaussée et accotements
  • Curage de fossés
  • Entretien et Curage de banquettes
  • Tumeur Bactérienne
  • Elagages sauvages
  • Asphyxies racinaires
  • Pollution de l’air
  • Gel et Dégel
  • Vent
  • Grêle
  • Odium
  • Champignons lignivores
  • Tailles
  • Gestion Technique
  • Patrimoine végétale

  • Epareuse

  • Salage

  • Anastomoses racinaires
  • Tigre du platane
  • Zeuzère
  • Cavités
  • Sécheresses
  • Accidents
  • Eau stagnante au pied des arbres
  • Oiseaux nicheurs
  • Rongeurs
  • Réseaux aériens
  • Réseaux souterrain 

 

Mais, l’homme est bien le principal vecteur et responsable de cette maladie :

Ceratocystis fimbriata f. sp platani

 

ATPV Infos...

PLATANES en DANGER!... Et si on ne disait pas tout?...

C’est l’eau qui modèle nos paysages !...

PATRIMOINE MONDIAL de la BIODIVERSITE...

La Vie du SOL équilibre indispensable…

Mieux me connaître!...  

  

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:07

IL FAUT FAIRE VITE!...

Pour sauver l'histoire d'un arbre remarquable de nos parcs, jardins, paysages ruraux et urbains!... Un nouvel espoir: PLATANUS "VALLIS CLAUSA"... Résistant au chancre coloré (Ceratocystis fimbriata f sp. platani)

Elagage-de-platane-2005.JPGIntroduit, dès l’Antiquité, du Moyen-Orient à ROME, le platane (il s’agissait de l’espèce orientale PLATANUS ORIENTALIS) n’a été exporté vers la France et la Grande-Bretagne qu’à la Renaissance. S’il est difficile actuellement de trouver des représentants de ces arbres en France, il semble qu’ils aient été mieux conservés en Grande-Bretagne, au moins dans certains arboretums. Peu après, vers 1620, le platane américain (P. OCCIDENTALIS) a été introduit en Grande-Bretagne par le botaniste Tradescant et les deux espèces ont eu l’opportunité de s’hybrider. Peut-être le phénomène a-t-il eu lieu aussi en Espagne. Toujours est-il que pendant deux siècles, espèces pures et hybrides divers ont été cultivés au moins en Grande Bretagne, à une échelle assez limitée. De ce pays et de 1752 à 1785, BUFFON, pour le compte de LOUIS XV, introduisit en France un petit assortiment de platanes, parents et hybrides, encore visibles actuellement dans quelques jardins prestigieux, en particulier le Jardin des Plantes à Paris. De là, d’autres ont été plantés en province dans divers parcs du 18° siècle.

Mais, dès le début du 19° siècle, les représentants de l’espèce américaine (P. occidentalis) ont été complètement décimés par l’anthracnose, maladie à laquelle ils sont extrêmement sensibles (elle n’existait pas dans leur pays d’origine). Par la suite, progressivement, l’espèce orientale (P. orientalis), peut-être pas très bien acclimatée non plus, a aussi vu ses effectifs décroître au point qu’il en reste très peu en France actuellement (attention aux confusions). Comme souvent, ne sont demeurés que quelques types d’hybrides plus rustiques qui se sont recroisés entre eux et ont abondamment proliféré, constituant ainsi, avec les encouragements entre autres de NAPOLEON III, les populations de notre platane commun. En fait, dès après la révolution de 1789, des villes petites ou grandes ont commencé à planter du platane dans le cadre d’un mouvement de remaniement urbain qui s’est intensifié dans la deuxième moitié du 19° siècle. Baptisé globalement et pendant longtemps P. acerifolia, ce platane commun a ensuite été nommé hybrida ou hispanica ; toutes ces appellations n’étant d’ailleurs pas plus pertinentes les unes que les autres compte tenu de la pluralité d’origine.

Ce type d’arbre, doué de très bonnes capacités d’adaptation, a aussi montré un très bon comportement aux parasites courants, les dégâts importants provoqués par les champignons agents de pourritures (les polypores) étant essentiellement liés à un mode de conduite aberrant (coupes drastiques, mal effectuées…). Mais cette situation idyllique a depuis quelque temps radicalement changé. Le pronostic pour son avenir est même devenu des plus réservé après l’introduction, des U.S.A. en Europe, du champignon Ceratocystis fimbriata platani, agent de la maladie du chancre coloré. Transporté vers la fin de la deuxième guerre mondiale avec les caisses en bois de platane malade qui emballaient le matériel des troupes américaines, le parasite est d’abord resté latent pendant près de 15 ans. Mais ensuite, lentement puis plus rapidement, la maladie s’est disséminée dans toute l’Italie, le sud est de la France et la Suisse, faisant beaucoup de dégâts (35.000 sujets morts rien qu’en France fin 2003). Il faut dire qu’aucun traitement capable de stopper une infection même à peine débutante n’a pu être trouvé et que même un bel arbre vigoureux est tué en quatre à cinq ans. En outre, les moyens de dissémination sont assez divers (outils d’élagage, véhicules, engins de terrassement) et souvent insidieux (eaux courantes de canaux, rivières, ruisseaux, jonctions de racines). Est donc vite apparue la nécessité d’une lutte génétique s’appuyant sur un type de platane résistant.

Nos hybrides, on l’a dit, plus ou moins recroisés entre eux au cours du temps, étaient trop récents et trop homogènes génétiquement pour receler une résistance.

Nous sommes donc retournés aux U.S.A., berceau de la maladie et du platane P.occidentalis, pour avoir des chances de trouver des sources de résistance naturelles exploitables. Ce qui a été effectivement le cas puisque quelques individus résistants avaient été mis en évidence quelques années auparavant par le Docteur F.I. MC CRACKEN (USDA, Forest Service du Mississipi) qui les a très obligeamment mis à notre disposition.

Cependant, on l’a vu, les platanes américains ne peuvent subsister en Europe, rapidement tués par l’anthracnose (ils craignent aussi la sécheresse). Il a donc fallu récupérer la résistance par le biais de croisements, et logiquement on a choisi comme deuxième parent un individu de l’espèce orientale. On obtenait ainsi des arbres homologues de notre platane commun, le parent américain devant apporter cette fois dans la corbeille de mariage des facteurs de résistance au chancre coloré. Mais les modalités de l’héritabilité de la résistance n’étaient pas connues et il a fallu discerner, parmi les milliers de plants résultant des hybridations, le ou les quelques individus porteurs du caractère recherché. Les techniques modernes de biologie moléculaire aident, à priori, à conduire ce genre de travail mais doivent être précédées de longues études préliminaires. C’est donc la voie classique assez longue mais plus sûre qui a été adoptée, à savoir l’analyse des réactions de chaque individu hybride à l’inoculation du parasite.

Dans les faits, cela a nécessité la longue et laborieuse mise au point d’une méthode d’inoculation devant prendre en compte les caractéristiques particulières de l’infection par le Ceratocystis fimbriata platani : développement très rapide dans la plante, progression privilégiée à la fois dans le système vasculaire et dans les rayons libéro-ligneux, production de toxines, réaction lente des tissus de platane infectés. Le système devait aussi être commode (des milliers de tests à faire en peu de temps) et reproductible. Nous nous sommes arrêtés sur l’utilisation d’une fine pointe de bois humectée par une suspension de spores calibrée du parasite et que l’on insère dans un trou de même dimension creusé préalablement dans la tige à tester.

Celle-ci doit d’ailleurs être âgée de deux ans révolus et atteindre au moins 20 mm de diamètre au point d’inoculation. Par sécurité, deux inoculations ont été réalisées successivement à un an d’intervalle, ce qui a abouti à un nombre très restreint de survivants, une vingtaine sur 1000 pour notre première vague d’hybrides.

Pour classer ces derniers individus et améliorer encore la sélection, chaque arbre a été rabattu à environ 1 m du sol pour lui faire émettre une touffe de rejets. Dix huit mois plus tard, 12 de ces rejets, choisis pour leur homogénéité, ont à nouveau reçu une inoculation. La comparaison, pendant deux ans, de l’évolution de ces 12 inoculations par arbre a permis de différencier les aptitudes de chacun. En outre, parallèlement aux tiges, deux racines par arbre ont aussi reçu une inoculation. Au bout des deux ans, trois arbres ont conservé tous leurs rejets bien verts mais un seul d’entre eux a en même temps complètement contenu le parasite au niveau des racines. Au bout de ce délai et pour parachever l’analyse de la réaction de ces trois arbres, nous avons cherché à préciser le degré d’activité du parasite inoculé, dans les parties de tissus contaminés. En utilisant une méthode de détection très sensible appliquée à 24 prélèvements par arbre (2 par rejet contaminé), nous avons pu constater que, chez un arbre, le champignon avait disparu, complètement inactivé par les tissus de son hôte. Pour un autre, l’inactivation était encore très fréquente tandis que pour le troisième, elle était plus rare. A noter combien un tel résultat obtenu au bout de seulement deux ans souligne les possibilités d’une véritable guérison de notre premier sujet. Sur le plan pratique, cela implique que sur le terrain, toute contamination se traduira par une infection très limitée qui, rapidement, se confinera à quelques centimètres puis s’éliminera, sans risque pour l’environnement.

Ainsi avons-nous abouti à une série de trois arbres montrant des degrés divers de résistance, l’un d’eux seulement étant vraiment digne d’être commercialisé.

On a nommé cette gamme résistante PLATANOR®, l’arbre retenu pour le premier clone mis en marché recevant lui le nom de VALLIS CLAUSA en hommage au Conseil Général du Vaucluse qui a beaucoup aidé à cette obtention. A l’I.N.R.A., c’est la collaboration étroite entre les laboratoires de pathologie de Montpellier et Montfavet-Avignon qui a permis la conduite et l’aboutissement de ce travail.Fin...

Soulignons que le travail de sélection continue à partir d’autres géniteurs américains résistants ou orientaux, le but étant d’éviter d’en rester à une homogénéité génétique toujours dangereuse au sein de nos futurs plantations de platanes.

DES GARANTIES POUR LES SERVICES ESPACES VERTS DES COLLECTIVITES ET POUR LES ENTREPRISES DE PAYSAGE

La marque PLATANOR® ainsi que la dénomination variétale ‘VALLIS CLAUSA’ sont internationalement enregistrées et sont protégées après examen officiel par la loi communautaire sur la propriété intellectuelle et sur la protection des variétés.

Afin de s’assurer que nos clients ne se fassent pas abuser par des productions de contrefaçons, tant au plan français qu’au plan européen, qui ne seraient pas la sélection tolérante au chancre coloré, à l’anthracnose et au tigre, les pépinières ROUY-IMBERT, aux noms des co-obtenteurs INRA/Pépinières ROUY-IMBERT, ont mis en place trois niveaux de protection :

• Tous les platanes de la gamme PLATANOR® seront vendus avec une étiquette individuelle numérotée certifiant l’authenticité variétale

Cette étiquette individuelle est pour vous la garantie de planter l’unique gamme de platane mise sur le marché qui est résistante au chancre coloré, à l’anthracnose et dans une moindre mesure au tigre et à l’oïdium (mais bien supérieure à la résistance au tigre et à l’oidium de notre platane hybride acérifolia présent sur nos boulevards et routes).

ATPV A.. (8)Lors de la commercialisation et du transport, les végétaux seront accompagnés d’un bon de livraison précisant les numéros inscrits sur chacune des étiquettes individuelles et d’un passeport phytosanitaire délivré par les services de la Protection des Végétaux (Ministère de l’Agriculture) afin de garantir l’état sanitaire du lot.

• L’insertion de « puce » électronique (micro chip) à l’intérieur du tronc de chaque arbre commercialisé permettra, elle aussi, à tout moment, de pouvoir certifier ou non l’authenticité du végétal, aussi bien au stade de la production que de la plantation sur sites, voiries, routes, etc.
• Le marquage moléculaire permettra de vérifier sur des échantillons de feuilles ou de bois qu’il s’agit bien de platanes issus de la gamme PLATANOR®


Les pépinières ROUY-IMBERT, éditeurs exclusifs des variétés de la gamme PLATANOR®, ont confié la production et la commercialisation de ces arbres à un réseau de pépiniéristes agréés en Europe. Pour connaître la liste exclusive des producteurs agréés et toute information concernant PLATANOR®,

Après Platanus PLATANOR® 'Vallis Clausa' nous avons la volonté d'aboutir dans la recherche d'autres platanes vendus sous la marque PLATANOR® de parents différents avec le même objectif que pour 'Vallis Clausa' :
• excellence pour la résistance au chancre coloré sur tige et sur racines,
• excellence à l'anthracnose,
• excellence à l'oïdium et au tigre.

 TEXTE/- André VIGOUROUX - Directeur de recherche INRA Montpellier

ATPV Infos...

PLATANES en DANGER!... Et si on ne disait pas tout?...

BIODIVERSITE VEGETALE en France…

La Vie du SOL équilibre indispensable…

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:08

NOS PLATANES en DANGER !... Qui sont les responsables et coupables !...

 

ATPV A.. (10)Après le frelon asiatique, le capricorne asiatique, la termite asiatique, la coccinelle toujours asiatique, la cicadelle pruineuse, la cochenille australienne, le dépérissement des chênes, la maladie de la suie des érables, la mineuse du marronnier, les processionnaires du pin et du chêne....

Voici que l'on s'alarme sur les dégâts du chancre coloré!...

Présent depuis 50 ans sur nos platanes et plus virulent sur la région toulousaine depuis 20 ans!...

Le PLATANE symbole de notre histoire, de nos villes et villages, de nos bords des routes et de nos parcs urbains et privés EST réellement en DANGER!...

 

Depuis ce printemps 2011, la presse écrit et prend note d'un état des lieux alarmant sur la situation sanitaire de nos platanes du canal du midi et de la région toulousaine voir de la région!....

Pourtant depuis 50 ans tout le monde, et plus particulièrement les professionnels de l'arbre et les gestionnaires des espaces publics connaissent la situation devenue inquiétante (voir catastrophique!) des attaques du chancre coloré sur les platanes de toutes notre région!...

 

ATPV A.. (3)Mais, pourquoi aujourd'hui certains prennent la situation 2011de notre patrimoine arboré plus au sérieux?...

Cela fait pourtant 50 ans, que l'on élague sans pitié!...

Cela fait 50 ans que l'on passe les épareuses sur les branches!...

Cela fait 50 ans que l'on cure les banquettes au pied des arbres!...

Cela fait 50 ans que l'on écrase les troncs!...

Cela fait 50 ans que creuse au pied des arbres!...

Cela fait 50 ans que l'on bétonne le pied des arbres!...

Cela fait 50 ans que l'on étête les arbres violemment!...

Cela fait 50 ans que l'on considère le platane comme rien d'autre qu'un objet!..

 

Et aujourd'hui, c'est toute l'histoire qu'il représente et tous les impacts écologiques et environnementaux sur l'homme, la flore et la faune qui peuvent être complètement anéantis!...

 

Quelques questions simples s'imposent:

Faut-il abattre les platanes?...

Qu'elles sont les mesures de précautions?...

Comment protéger ses arbres?...

Comment se propage la maladie?...

Quels sont les vecteurs de contamination?...

Quels sont les vecteurs de dissémination du champignon parasite?...

ATPV B.. (7)Pourquoi aujourd'hui les journalistes s'alarment alors que...

Pourquoi aujourd'hui les VNF gestionnaire du Canal du Midi s'affolent!...

Quels impacts vont avoir ces abattages "massifs" sur nos villes, villages et routes?...

Qui va payer?...

 

Es-ce tous NOS PLATANES vont disparaître?...

Toulouse sans platanes!...

Nos paysages sans platanes!...

Pierre-Paul RIQUET!... Les hommes sont devenus FOUS!...

 

Allons-nous replanter d'autres platanes sélectionnés OU d'autres essences?..

Quelles espèces seront installées?...

  

Abattre un arbre demande 20 minutes!...

Construire une page d'histoire demande 100 voir 200 ans!...

Et si PROLONGER l'histoire était plus simple!...

 

 

AU PROCHAIN PAPIER!...

ALAIN BAERISWYL

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 13:05

Pour des raisons économiques...

Pour des raisons politiques...

Pour des "idées fausses"...

Pour des raisons SANS RAISONS!...

 

LE PLATANE symbole de notre histoire "locale", de nos routes, de nos départements, des places de nos villages et villes

EST PROGRAMME pour DISPARAÏTRE!...   

Fin...

  

ATPV A.. (10)ATPV A.. (11)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ATPV B.. (7)

 

  ATPV-Plt--10-.JPG

 

 

 

 

 

  

 

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ATPV B.. (6) 

 

 

 

 

 

 

 

ATPV A.. (8)

ATPV A..ATPV B.. (3)

 

 

 

 

 

 

Mieux me connaître!...

Forêt urbaine : des forêts dans la ville…

La racine: conditionne le comportement général de l'arbre...

L'eau: pouvoir de croissance végétale!... ARBRES URBAINS = Une gestion durable de notre patrimoine végétal demande des modifications de notre "concept urbain" d'aujourd'hui!...

MARS 2012 - FROID et DEGATS = Premier bilan…

 

 

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