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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:18
LES ECHANGES INTERNATIONAUX VONT ACELERER l'introduction de nouvelles espèces invasives dans nos territoires...

LES ECHANGES INTERNATIONAUX VONT ACELERER l'introduction de nouvelles espèces invasives dans nos territoires...

12 espèces invasives qui coûtent (très) cher à la France

Publié le 03-10-2015 – Source SCIENCE AVENIR

38 millions d’euros, c’est ce que coûterait chaque année France la lutte contre les espèces animales et végétales invasives. Une évaluation vraisemblablement minorée.

COMPÉTITION.

Une fois qu’elles sont là, comment s’en débarrasser ?

Et quelles sommes y consacrer ?

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) s’est lancé dans une évaluation des coûts de la lutte contre l’ambroisie, le moustique tigre, le cochon sauvage ou encore la jussie en France (métropole et outre-mer). Cette lutte est essentielle pour les espèces locales. Les invasives modifient en effet l’écosystème dans lequel elles se sont introduites, entrent en compétition pour l’eau et les nutriments avec les espèces indigènes, voire les détruisent, quand elles ne s’hybrident pas avec elles. Le CGDD s’est attachée à évaluer les actions menées en amont : études scientifiques de connaissances de l’invasif, essais techniques pour son éradication et actions de destruction. Les coûts en aval comprennent les nuisances sur les infrastructures routières, ferroviaires, fluviales, les pertes agricoles et forestières, les coûts sanitaires pour la santé humaine et les campagnes de sensibilisation du public.

600 espèces s'installent en métropole et dans les DOM

OUTRE-MER. L’Union européenne a comptabilisé 1500 espèces invasives entraînant une dépense estimé à 12,5 milliards d’euros par an. Aussi, les 38 millions d’euros avancés par le CGDD pour les 600 espèces s’installant en métropole et dans les départements et collectivités d’outre-mer paraissent bien faibles. 19 millions d’euros seraient ainsi consacrés à la lutte, et les dommages occasionnés atteindraient la même somme. L’outre-mer occupe une place bien particulière puisqu’il représente 68 % des dépenses contre 32% pour la métropole. Trois territoires concentrent à eux seuls la moitié des dépenses nationales : La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF, regroupant les Kerguelen, Crozet et les îles Éparses). Ces territoires insulaires abritent une faune et une flore endémiques particulièrement fragiles. Une espèce invasive y a donc un impact fort sur la biodiversité. La Réunion compte ainsi 32 espèces très invasives et 62 dont l’impact est plus modéré. Le cas des TAAF illustre un phénomène étonnant : à l’exception du moustique tigre, de l’ambroisie et du frelon asiatique, l’écrasante majorité des espèces invasives ont été introduites volontairement par l'homme. Dans les TAAF, 1,3 million d’euros sont consacrés à la chasse aux chats, rats et souris grises.

CHIKUNGUNYA. Les budgets de lutte ont été multipliés par deux depuis 2009 du fait d’une seule espèce qui s’est installée sur la plus haute marche du podium : le moustique tigre. L’insecte est le vecteur du chikungunya qui a atteint La Réunion pour la première fois en 2005 et sévit depuis 2013 dans les Antilles. Le moustique tigre provoque de gros ravages dans les budgets sanitaires de ces départements mais il devient aussi un fardeau financier pour la métropole qui doit enclencher désormais tous les ans un programme de surveillance du fait de la rapide colonisation du territoire par cet insecte.

 

Pour INFORMATIONS à consulter =  Rapport 55 pages

Espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer Etat des lieux et recommandations

http://www.uicn.fr/IMG/pdf/1_UICN_2008_Especes_envahissantes_OM_-_Synthese_generale_et_recommandations.pdf

Pour INFORMATIONS à consulter =  Rapport NATURA 2000 – 16 pages

ESPÈCES EXOTIQUES INVASIVES Relever le défi posé par les espèces invasives

http://ec.europa.eu/environment/nature/info/pubs/docs/nat2000newsl/nat25_fr.pdf

 

Et ailleurs…  

CAS de CACTOBLASTIS CACTORUM en Amérique du nord et centrale

Le papillon Cactoblastis cactorum se nourrit de cactus de la famille des Opuntia et se reproduit sur cette plante, communément appelée figuier de Barbarie. Originaire d’Amérique du Sud, le Cactoblastis cactorum a été introduit ailleurs dans de nombreux pays comme agent de lutte biologique contre les cactus envahisseurs. En 1989, on a signalé la présence de l’insecte dans les Keys de la Floride; il aurait probablement été introduit par voie aérienne ou sur des figuiers de Barbarie importés des Caraïbes. Depuis, l’insecte a agrandi son territoire vers le Nord, le long des côtes floridiennes de l’Atlantique et du Golfe, et ce, malgré les mesures de contrôle mises en place, menaçant l’Opuntia, une espèce indigène de l’Amérique du Nord. Le Mexique abrite une grande diversité de figuiers de Barbarie : on y trouve 38 espèces endé- miques sur une superficie de 3 millions d’hectares. Aux États-Unis, on dénombre 31 espèces de figuiers de Barbarie, 9 d’entre elles étant endémiques, notamment Opuntia corallicola, une variété extrêmement rare qu’on trouve en Floride. De nombreuses espèces d’oiseaux, de chauves-souris, de mammifères et d’insectes dépendent des figuiers de Barbarie pour se nourrir et s’abriter; en outre, les cactus contribuent à réduire l’érosion des sols désertiques fragiles. Outre les graves répercussions qu’il a sur la biodiversité en Amérique du Nord, l’insecte menace les industries de l’agriculture, de l’aménagement paysager et de l’élevage de bétail. En 2000, la valeur des figuiers de Barbarie ornementaux utilisés pour l’aménagement paysager en milieu désertique ou le jardinage en milieu aride en Arizona atteignait 14 millions de $ US par année. Les tiges (nopales) et les fruits (tuna) des figuiers de Barbarie se classent au septième rang des cultures agricoles au Mexique; cueillis à l’état sauvage, ils sont utilisés comme suppléments alimentaires. Le figuier de Barbarie est un symbole national du Mexique qu’on trouve sur la monnaie et sur le drapeau du pays. Dans un esprit de coopération internationale, le gouvernement mexicain a fourni une aide financière au US Department of Agriculture (ministère de l’Agriculture des États-Unis) dans le cadre de ses efforts visant à stopper la propagation de Cactoblastis cactorum vers l’ouest. Malgré cela, en 2006, on a signalé la présence de l’insecte à Isla Mujeres, au Mexique (à 9 kilomètres de Cancún), et le gouvernement mexicain a mis en œuvre un important programme de piégeage pour tenter de l’éradiquer.

 

Voici quelques exemples d’espèces envahissantes qui ont déjà eu des effets néfastes sur l’environnement, l’économie, l’industrie, les infrastructures, et la santé humaine et animale en Amérique du Nord :

Agrile du frêne (Agrilus planipennis) : environnement, industrie

Carpe asiatique (Hypophthalmichthys nobilis, H. molitrix et autres) : environnement

Champignon chytride (Batrachocytrium dendrobatidis) : environnement

Crabe européen (Carcinus maenas) : environnement, industrie

Escargot géant africain (Achatina fulica) : environnement, industrie, santé humaine

Fourmi de feu rouge (Solenopsis invicta) : environnement, santé humaine

Longicorne asiatique (Anolophora glabripennis) : environnement, industrie

Maladie hollandaise de l’orme (Ophiostoma ulmi) : environnement, industrie

Moustique tigre (Aedes albopictus) : santé humaine et animale

Rat surmulot (Rattus norvegicus) : environnement, infrastructures, santé humaine et animale

Serpent brun arboricole (Boiga irregularis) : environnement, infrastructures, santé humaine

Spongieuse (Lymantria dispar) : environnement, industrie

LA LISTE EST LONGUE...............
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:28
GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...
GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...

GESTION du TERRITOIRE: le "monde agricole" n'est pas le SEUL RESPONSABLE!...

Des chercheurs français viennent de démontrer que les rendements des cultures sont plus élevés quand différentes plantes sont mélangées et qu’elles possèdent un patrimoine génétique diversifié. L’exact contraire de ce que fait l’agriculture depuis 60 ans.

PARADIGME. "C’est un nouveau paradigme" s’enthousiasme Cyrille Violle, chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE-CNRS/université deMontpellier). Dans le cadre du projet PRAISE sur l’amélioration génétique des prairies semées (financé par l’Agence nationale de la recherche), le CEFE et l’Inra de Lusignan dans la Vienne ont mené une expérimentation originale par sa démarche et totalement nouvelle pour la science. "Pendant un an, nous avons cultivé sur 120 mini-parcelles de 1,2 m sur 1,3 cinq espèces fourragères (luzerne, trèfle blanc, ray-grass, dactyle, fétuque), explique Cyrille Violle. Des parcelles ont accueilli une seule plante en monoculture, d’autres les 5 en polyculture, et nous avons également fait varier la diversité génétique, certaines parcelles n’abritant qu’un seul type, d’autres cinq ou dix génotypes". Certaines parcelles ont été irriguées d’autres pas, pour vérifier le comportement des plantes en situation de sécheresse.

Un an et demi plus tard, les chercheurs ont récolté, pesé et comparé la production en matière sèche de chacune des parcelles. Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Nature plants montrent sans ambiguïté que les polycultures ont eu en moyenne un rendement meilleur que les monocultures, surtout en condition de sécheresse. En irrigation, les parcelles en plantes mélangées ont présenté un rendement supérieur de 200 grammes par m2, soit 2 tonnes par hectare. En situation de sécheresse, la différence est de 8 tonnes par hectare ! La biodiversité génétique apporte un second enseignement. Les parcelles contenant dix génotypes différents pour une seule espèce, au lieu d’un seul, ont présenté une meilleure stabilité de rendement d’une année sur l’autre.

Les plantes se partagent les ressources en eau et nutriment

Ce résultat s’explique par le comportement des plantes entre elles. "Dans les parcelles en polycultures, les plantes n’extraient pas l’eau et les nutriments à la même profondeur dans le sol, leurs racines étant extrêmement différentes. Il y a donc une meilleure exploitation de la ressource disponible" explique Cyrille Violle. Le rendement plus stable avec un nombre de génotypes plus important s’explique par les capacités individuelles de résistance de chaque individu, ce qui augmente les chances qu’au moins une partie de la population soit moins affectée par le manque d’eau. Avec un seul génotype, la totalité des plantes souffrent en même temps.

CLONES. Des plantes en mélange avec une forte biodiversité génétique, c’est ce que l’agriculture combat depuis les débuts de la "révolution verte" à la fin de la seconde guerre mondiale. La recherche (l’Inra en tête) a cherché au contraire à sélectionner par hybridation des individus extrêmement productifs qui ont ensuite été massivement utilisés par les agriculteurs. Aujourd’hui, la grande majorité des surfaces semées en grandes cultures (maïs, blé, oléagineux) sont occupées par des plantes qui ont exactement le même patrimoine génétique. Or, cette logique est en train de buter sur des contraintes physiques d’épuisement des sols, biologiques de multiplication des ravageurs s’attaquant à des clones présentant tous la même faiblesse et surtout climatiques avec l’augmentation des températures. Le réchauffement en cours est l’une des principales causes de la stagnation des rendements du blé depuis le milieu des années 1990. Le maïs du Sud-Ouest perdra au milieu du siècle une tonne à l’hectare, soit 10% de rendement. "Nos résultats montrent qu’il est désormais plus intéressant de parier sur la biodiversité pour augmenter les rendements" assure Cyrille Violle. Le mouvement est encore marginal, mais de plus en plus d’agriculteurs et quelques semenciers commencent à envisager de changer radicalement de pratiques agronomiques. L’Inra explore cette voie notamment pour le blé au centre du Moulon près de Versailles. Le changement de paradigme va donc autant toucher la science que les agriculteurs. Dans le même numéro de Nature Plants, Forest Isbel, chercheur à l’université du Minnesota commente ainsi l’expérience française : "Il devrait être possible pour les agronomes de définir et améliorer des mélanges d’espèces qui puisse augmenter les rendements en optimisant les conditions dans lesquelles les végétaux se complètent entre eux. Les mêmes outils et technologies qui ont été développées et employées pour améliorer la monoculture pourraient d’ores et déjà être employés pour la production en polyculture".

A LIRE en complément d'information...

Voici un panel d’articles MALHEUREUSEMENT d’actualité

REMISE EN CAUSE du ROUNDUP!... Un exemple qui vient de loin!...

Les EGOUTS PARLENT!... Faites attention à vos pratiques!..

PHYTOSANITAIRES = Les rivières parlent!...

PESTICIDES = Maintenant buvons!...

VINS = TRADITIONS et TERROIRS en danger ?...

SILENCE TOTAL dans nos CAMPAGNES et nos JARDINS!...

NOS RIVIERES à sec!... Nos écosystèmes vitaux en péril!...

SCIENCE = Faut-il tout dire?... POLEMIQUE ou VERITE?...

Programme PRATIQUE = DANGER et VIGILANCE PARASITAIRE

L'eau: pouvoir de croissance végétale!...

PHYTOSANITAIRES = Les rivières parlent!...

PESTICIDES = Les pollinisateurs payent CASH!...

Etes-vous sûr d'être proche de l'écologie?... DIFFICILE à croire!...

Et aussi…

SILENCE TOTAL dans nos CAMPAGNES et nos JARDINS!...

SURPRISE ECOLOGIQUE et ECONOMIQUE DE L'EUROPE!...

Impact du réchauffement sur le comportement des insectes...

Le ver de terre: bio-indicateur de nos sols…

La Vie du SOL équilibre indispensable…

HERISSON: Victime de la gestion des territoires...

Rubriques Infos Atpv... et articles au 25 mars 2015

A vos commentaires…

ATPV Infos… http://www.atpv-infos.com

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:49

La Chine pille les forêts tropicales...

La survie des principaux poumons de la planète dépend désormais de la Chine, premier importateur, exportateur et consommateur de bois dans le monde, mais également premier responsable du pillage des forêts tropicales, selon un rapport d'ONG rendu public jeudi à Pékin.  AFP.COM

 

La survie des principaux poumons de la planète dépend désormais de la Chine, premier importateur, exportateur et consommateur de bois dans le monde, mais également premier responsable du pillage des forêts tropicales, selon un rapport d'ONG rendu public jeudi à Pékin. Alors que la décennie passée a vu des grands marchés comme l'Union européenne et les Etats-Unis prendre des mesures pour tenter d'enrayer le déboisement illégal, la Chine achète un volume croissant de bois d'origine douteuse, selonl'Agence d'investigation environnementale (EIA).

Les Chinois ciblent les bois tropicaux rares

Se faisant passer pour des acquéreurs potentiels de grumes et filmant en caméra cachée, les enquêteurs d'EIA ont remonté ces nouvelles filières du bois abattu de façon sauvage. Ils sont parvenus à montrer comment de puissantes sociétés d'Etat chinoises disposaient de filiales directement implantées dans des pays comme le Mozambique ou la Birmanie, d'où elles parviennent à corrompre jusqu'aux plus hautes autorités locales. Puis à remplir des cargos de troncs vite expédiés. «De 80 à 90% des arbres coupés au Mozambique finissent en Chine», a expliqué dans une conférence de presse Julian Newman, un responsable d'EIA. Sur ce volume, 44% sont selon lui importés par des entreprises d'Etat chinoises.

Selon l'ONG basée à Londres, c'est désormais surtout la demande intérieure en Chine qui alimente la hausse des importations chinoises (multipliées par trois depuis 2000). Les Chinois ciblent en particulier les bois tropicaux rares (notamment les bois de rose), avec lesquels ils réalisent des reproductions de meubles luxueux, très en vogue. Là où des grands distributeurs occidentaux, sous la pression des écologistes et des opinions publiques, tentent d'obtenir des certifications sur l'origine du bois qu'ils achètent, les Chinois se sont emparés en 2011 de 30% des grumes en vente dans le monde.

«La Chine exporte la déforestation»

Les zones de coupes sauvages se déplacent, privilégiant les régions du globe les plus laxistes. L'Indonésie (qui possède les forêts primaires les plus importantes de la planète après le Brésil et le bassin du Congo) a ainsi longtemps été le mauvais élève, sacrifiant ses forêts pour répondre à l'appétit insatiable de la Chine. Mais Jakarta a durci sa législation depuis 2005. Du coup, les sociétés chinoises se sont tournées vers de nouveaux pays, notamment africains (Madagascar, Sierra Leone, Tanzanie,Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo). Au total, plus de la moitié des approvisionnements chinois sont originaires de pays à la mauvaise réputation en terme de déforestation illégale: par exemple la Birmanie, la Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG) ou le Mozambique, souligne EIA.

L'ONG estime que Pékin pourrait remplir plus de six fois son immense stade olympique avec le volume de bois illégal acheté par la Chine en 2011. Soit l'équivalent de 900.000 conteneurs standard de 20 pieds. La Chine continue en parallèle à faire office d'atelier géant de blanchiment, avec une filière du bois en plein essor. Les exportations de produits sylvicoles chinois ont été multipliées par sept en dix ans, avec par ordre décroissant d'importance les meubles, le papier et les planchers. «La Chine exporte la déforestation», a résumé d'une formule EIA. «Les experts s'accordent pour dire que tous les progrès réalisés grâce aux lois adoptées dans l'Union européenne, aux Etats-Unis ou en Australie ne serviront à rien si la Chine n'agit pas de même», a insisté Jago Wadley, un enquêteur d'EIA. Interrogé jeudi sur les conclusions du rapport, Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré: «La position de la Chine est très claire: nous sommes opposés à la déforestation illégale et au commerce illégal du bois».

© 2012 AFP

 

Non! La CHINE n'est pas la SEULE RESPONSABLE!...

Regardez-donc la situation en AUSTRALIE, au BRESIL, partout en AFRIQUE, en RUSSIE, en ROUMANIE et en POLOGNE...

Regardez-donc ce que vous achetez tout proche de chez vous!... 

Regardez-donc la situation saniatire de nos villes, et nos campagnes en FRANCE!...

ALORS?...

Une RESPONSABILITE INTERNATIONALE!...Une RESPONSABILITE INTERNATIONALE!...Une RESPONSABILITE INTERNATIONALE!...
Une RESPONSABILITE INTERNATIONALE!...

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:18

FORÊT VERTICALE : 900 ESPÈCE D’ARBRES POUR DEUX NOUVELLES TOURS À MILAN

Publié par Redaction le 07.04.14 -  Publication originale – Greenetvert.fr
 

A Milan, une forêt verticale est prête pour le projet de reboisement urbain. Deux tours d’habitation de 80 et 112 mètres, peuvent accueillir l’équivalent de 10 000 mètres carrés de forêt.
La forêt verticale est un projet de Stefano Boeri, Gianandrea Barreca et Giovanni La Varra qui va changer l’apparence de la Porta Nuova Isola où il passera, à Milan, en Italie. Il s’agit de tours à haute densité qui contiennent autant d’habitants que d’arbres, qui font partie d’un plus grand réaménagement de Hines faite par l’Italie. Deux tours d’habitation de 80 et 112 mètres, peuvent accueillir l’équivalent de 10 000 mètres carrés de forêt, soit 480 arbres de moyenne et grande taille, 250 arbres de petite taille, de vivaces et couvre-sol, avec entre 11 000 et 5 000 arbustes au total.

 

Présence de plus de 900 espèces d’arbres
Sur chaque étage de l’immeuble, sur des terrasses, seront plantés des arbres distribués et orientés selon les expositions appropriées, grâce à des études menées avec un groupe de botanistes.

Les arbres seront également sélectionnés sur la base des essences qu’ils vont produire. Le système d’irrigation a été conçu en tenant compte des conditions climatiques, l’exposition des façades et la distribution de la végétation.

Le projet va modifier la ligne d’horizon de Milan, dans un triomphe de la couleur des feuilles. Il modifie également le microclimat ; en fait la forêt verticale filtre les particules fines et abaisse la température en été, et peut réduire l’impact du rayonnement solaire et des nuisances sonores. En outre, les forêts de la ville augmentent la biodiversité, favorisant le développement d’un écosystème urbain qui peut être colonisé par les insectes et les oiseaux.

La forêt verticale peut changer complètement l’apparence de la ville, offrant un nouveau paysage et une partie de la solution aux problèmes de durabilité. Pour l’instant, nous attendons de savoir quand le site continuera à fonctionner.

Les PROJETS URBAINS se multiplient!...

Les ETUDES TECHNIQUES s'additionnent!...

Les "BONNES INTENTIONS politiques ET économiques" communiquent!...

Les grands groupes du BTP et LOOBING FINANCIERS proposent!...

 

Pendant ce temps!...

Les forêts brûlent en AUSTRALIE et BRESIL!....

Le commerce du bois illégal ne sait JAMAIS aussi BIEN PORTE en EUROPE et surtout en FRANCE!...

Les variations climatiques se multiplient et perturbent les cycles de l'eau et les zones humides!....

Les forêts primaireS et boréales sous l'influence de la RUSSIE et la CHINE!...

Les productions agricoles consomment toujours plus de territoires et d'eau!...

 

MAIS, que vont devenir ces végétaux dans ces "pièges urbains"?...

Il va falloir que des professionnels se spécialisent dans l'alimentation, la surveillance et le développement maitrisé de ces plantes... Prochain article de ATPV Infos...

FORETS VERTICALES: Un avenir sous oxygène?...
FORETS VERTICALES: Un avenir sous oxygène?...
FORETS VERTICALES: Un avenir sous oxygène?...

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:24

Fabriquer de l'eau avec du vent… ce rêve un peu fou est désormais possible grâce à Eole Water, une entreprise française qui commercialise des éoliennes d’un genre nouveau. Son fondateur, Marc Parent, travaille sur ce projet depuis près de dix ans. Il cherche aujourd’hui un partenaire industriel et financier pour diffuser son invention dans le monde entier.

 

Fonctionnement

Les produits de la société Eole Water sont des systèmes éoliens de production d’eau par condensation.
Ces éoliennes captent l'humidité naturellement présente dans l'air et la liquéfient par condensation grâce à une unité frigorifique située dans la nacelle. L’eau ainsi condensée coule à travers un filtre à particules puis est stockée dans le mat.
L’eau ainsi produite est de qualité comparable à l’eau de pluie. Très faiblement minéralisée, elle est cependant potable.
A noter : le prototype actuel permet de récolter entre 70 et 200 litres d’eau par jour, en fonction du vent, de l’hygrométrie et de la température.
Le vent est la seule énergie utilisée pour faire fonctionner ce dispositif : il permet de produire l'électricité nécessaire au refroidissement du mat de l'éolienne. Chaque éolienne est ainsi indépendante sur le plan énergétique et produit même 25% d'électricité en plus.



Un procédé écologique

L’invention de Marc Parent permet d’exploiter une immense ressource en eau douce potable. En effet, la quantité d’eau douce stockée dans l’atmosphère sous forme de vapeur est environ égale au stock d’eau douce présent sur terre.
Ce dispositif a aussi pour avantage de n’avoir aucun impact sur l’environnement.
Il fonctionne grâce au vent, une énergie propre et inépuisable, et ne produit aucun rejet de CO².
Le coût de production se situe entre 10.000 et 50.000 euros, en fonction de la taille de l'éolienne Eole Water. Avant de pouvoir diffuser son invention à grande échelle, Marc Parent doit donc trouver des partenaires industriels et financiers.
Son intention est de commercialiser son invention dans le monde entier et en particulier dans les pays en voie de développement qui ont peu d’accès à l’eau.

 

Site entreprise:  www.eolewater.com

 

L'inventivité et la crétivité de l'homme prouvent bien qu'il posséde toutes les solutions techniques et scientifiques pour ré-organiser et redistribuer les cartes AFIN de protéger à la fois "ses environnements" et les civilisations d'hier - d'aujourd'hui et de demain!...

SIMPLEMENT!... Faut-il qu'il le veille VRAIMENT!...  ATPV iNFOS...

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:55

Communiqué de presse. 17/04/2012

INRA - Université Paris-Sud - CNRS - CEA - Université Joseph Fourier - AgroParisTech

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université Paris-Sud, de l’INRA, du CNRS, du CEA, d’AgroParisTech et de l’Université Joseph Fourier de Grenoble a permis d’évaluer, à partir de huit modèles de dernière génération, la réponse des forêts au changement climatique, et de souligner les incertitudes associées. L’objectif de l’analyse était de comparer les sorties de différent types de modèles écologiques et de les combiner afin d’avoir des scenarii plus fiables. L’étude a porté sur une sélection de cinq essences forestières dominantes en France. En général, les auteurs montrent que les arbres des plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d'ici 2050. Le changement climatique compromettra l'avenir de certaines essences d'arbre en plaine, comme le pin sylvestre. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue "Ecology Letters".

 
 

Le changement climatique n'est pas sans effets positifs sur les arbres. La croissance de certaines essences, comme le hêtre, pourrait être stimulée dans le nord, l'est et en montagne. Plus généralement, les modèles prévoient que toutes les espèces d'arbres étudiées progresseront en altitude, et que le chêne vert trouvera des climats favorables bien au nord de la région Méditerranéenne d'ici 2050.

L'utilisation d'une grande gamme de modèles, allant de modèles statistiques à des modèles complexes de croissance des arbres, a permis d'identifier des incertitudes dans les prévisions. Ainsi, il est difficile de prédire l'impact du changement climatique sans une meilleure connaissance des effets directs de l'augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique sur la végétation. Par exemple, les fortes teneurs en CO2 peuvent protéger les arbres contre la sécheresse.

En dépit de ces incertitudes, la plupart des modèles prévoient un recul des espèces de climat tempéré en plaine. Cela concerne plus précisément les essences telles que le hêtre ou le chêne sessile dans les plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre. Ces résultats sont en accord avec d'autres projets de recherche comme « Dryade » qui ont montré que les sécheresses extrêmes ou à répétition, comme celles prévues à l'avenir, ont déjà augmenté la vulnérabilité et la mortalité des arbres.

Les résultats de ces travaux accomplis au sein du projet QDIV, soutenus par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) et le GIS "Climat, Environnement, Société" ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche sur les effets du changement climatique sur la végétation. En effet, ils montrent le besoin de combiner plusieurs modèles écologiques de distribution d’espèce, comme le font les climatologues sur les modèles de climat, afin de comprendre leurs incertitudes, mais aussi leurs qualités.

Que faire face à de tels scenarios ? Avec cette nouvelle étude, les scientifiques apportent des informations aux gestionnaires des forêts leur permettant d’anticiper les évolutions à venir. Ces derniers se préparent déjà au changement climatique, en mettant en place différentes stratégies. Certaines consistent à favoriser les espèces plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse aux dépens d'espèces plus vulnérables comme le pin sylvestre. Dans d'autres cas, la meilleure stratégie consiste à améliorer la résilience des forêts — par exemple en renforçant la diversité spécifique et génétique, ou en atténuant la sécheresse par une sylviculture plus économe en eau — pour faire face à un avenir incertain.

 

Références :
Climate change impacts on tree ranges: model intercomparison facilitates understanding and quantification of uncertainty, Alissar Cheaib, Vincent Badeau, Julien Boe, Isabelle Chuine, Christine Delire, Eric Dufrêne, Christophe François, Emmanuel S.Gritti, Myriam Legay, Christian Pagé, Wilfried Thuiller, Nicolas Viovy and Paul Leadley. Ecology Letters, 12 mars 2012. DOI: 10.1111/j.1461-0248.2012.01764.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1461-0248.2012.01764.x/abstract

 

 

A lire: articles du blog...

ARBRES URBAINS = Une gestion durable de notre patrimoine végétal demande des modifications de notre "concept urbain" d'aujourd'hui!...
Programme PRATIQUE = DANGER et VIGILANCE PARASITAIRE
Les variations des modifications du climat sont visibles en plaine!...
Nos paysages, nos rivières, nos forêts, nos ecosystèmes tremblent!...
L'homme est (et sera !...) responsable des nombreuses sécheresses!...

  

Rédacteur :

Service Presse INRA

presse@inra.fr

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:36

 

Concevoir des arbres pour le futur

Lancement du projet européen "Trees4future"

Source INRA - Janvier 2012

  

"Concevoir des arbres pour le futur" (Designing trees for the future, Trees4future) est le nom du programme européen lancé le 17 janvier à l’Inra d’Orléans, que coordonne l’unité Amélioration, génétique et physiologie forestières.

D’une durée de 4 ans, Trees4future réunit 28 partenaires de 13 pays européens.

Il est doté d’un budget total de 9 millions d’euros dont 7 millions financés par l’Union européenne. Les autres partenaires français du projet sont l’Institut technologique forêt cellulose bois-construction ameublement (FCBA), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et Inra Transfert. Ce projet fait suite au projet Treebreedex, réseau d’infrastructures en amélioration génétique des arbres forestiers également piloté par l’Inra d’Orléans et qui vient de se terminer.

Trees4future est un projet de réseau d’infrastructures de recherche qui vise à soutenir la recherche forestière et in fine à apporter à la filière forêt-bois européenne une aide significative pour répondre durablement à la demande croissante en bois et permettre une meilleure adaptation des forêts dans un contexte de changement climatique.

La recherche forestière mobilise un large éventail de disciplines intervenant à différentes échelles : du gène à l’arbre ; de l’arbre aux écosystèmes forestiers et aux bassins de production de la ressource en bois. Chaque domaine d’expertise a développé son propre environnement scientifique et, bien que les intérêts souvent se recoupent, les interactions restent insuffisantes. Face à ce constat, les partenaires du projet Trees4Future souhaitent faciliter les échanges entre l’ensemble des acteurs de la communauté forestière.

Grâce à des activités de mise en réseau, de gestion des accès à des infrastructures de recherche et de recherche, Trees4future donnera accès aux chercheurs à 24 infrastructures de recherche spécialisées dans des disciplines variées et réparties à travers l’Europe. Il visera à créer différents outils permettant une recherche européenne plus intégrée (interopérabilité de bases de données, outils de gestion de l’information, standardisation de procédures et protocoles, réseaux thématiques) et à développer différentes plateformes d’analyse (statistiques et génétiques), de traçabilité (fingerprinting) et de prédiction (modélisation de la ressource et des impacts) ainsi que des outils d’aide à la décision (adéquation des espèces/variétés aux milieux).

L’objectif est de construire progressivement une structure européenne d’infrastructures de recherche forestière durable, au bénéfice de la communauté scientifique mais aussi des acteurs socio-économiques.

ATPV Infos... 

Voir RUBRIQUE ENVIRONNEMENT et RUBRIQUE BIODIVERSITE

 

 

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 16:17

ET la FORET en FRANCE?...

Après la Suède et la Finlande, la France est le 3ème pays européen pour sa surface forestière. Sa superficie s’accroît d’ailleurs chaque année. Depuis 1950, elle a en effet augmenté de 50 % ! La forêt européenne s’agrandit également de jour en jour, avec une croissance de 30% depuis 1950, selon la FAO.

La surface des forêts françaises atteint actuellement 16,1 millions d’hectares.

Elle s’accroît fortement depuis la deuxième moitié du XIXe siècle. On estime que la surface boisée de la France était comprise entre 8,9 et 9,5 millions d’hectares en 1830 (Cinotti, 1996*).

Sur les trente dernières années, la progression est d’environ 20 %.

Il varie de 5 % dans la Manche à 62 % dans le Var, le taux moyen pour la France étant de 29,2 %.

 

EVALUATION des RESSOURCES FORESTIERES MONDIALES… FRA 2005

 

Global Forest Resources Assessments (FRA)

 

Depuis 1946, la FAO coordonne les évaluations des ressources forestières mondiales qui ont lieu tous les cinq à dix ans

Les évaluations des ressources forestières mondiales (FRA) sont basées sur les données fournies à la FAO par les pays, en réponse à un questionnaire commun. La FAO réunit et analyse ensuite l’information et présente l’état actuel des ressources forestières mondiales et les changements intervenus.
La portée et la teneur des évaluations ont évolué au fil du temps pour s’adapter aux nouveaux besoins d’information. Le principal objectif des premières évaluations était de connaître la disponibilité en bois face aux préoccupations liées au déficit mondial en produits forestiers après la deuxième guerre mondiale. Aujourd’hui, les évaluations ont une portée beaucoup plus vaste, et elles fournissent une perspective globale des ressources forestières mondiales, de leur gestion et de leur utilisation. En traitant des sept thèmes de la gestion forestière durable, les évaluations des ressources forestières globales fournissent des informations précieuses pour les décideurs publics dans les pays et sur les processus de négociations et accords internationaux relatifs aux forêts et pour le public en général.

Les sept thèmes, ou éléments, de la gestion forestière durable sont :

1- Etendue des ressources forestières

2 - Santé des forêts

3 - Diversité biologique = Fonctions productives des ressources forestières  + Fonctions protectrices des ressources forestières + Fonctions socio-économiques des ressources forestières + Cadre politique, légal et institutionnel relatif à la forêt.

Le programme d’évaluation des ressources forestières mondiales est coordonné par le département des forêts de la FAO à Rome. Pour plus d’information, explorez ce site Internet où vous trouverez des informations détaillées (y compris des rapports à télécharger, des données, des cartes et figures) sur la dernière évaluation mondiale (FRA 2010), ainsi que les évaluations précédentes. Pour toute question ou commentaire, veuillez contacter fra@fao.org

 

ATPV Infos...

La forêt mondiale en chiffres... Partie 01

La racine: conditionne le comportement général de l'arbre...

LE MARCHE MONDIAL du PARASITISME…

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:50


Citons quelques-unes des principales conclusions du rapport:

·         Le Brésil a vu disparaître en moyenne 2,6 millions d'hectares de forêts par an durant les dix dernières années, contre 2,9 millions d'hectares par an dans les années 90, tandis que l'Indonésie affichait respectivement des chiffres de 0,5 et 1,9 million d'hectares par an.

·         Les forêts primaires représentent 36 pour cent des superficies boisées totales de la planète, mais ont perdu plus de 40 millions d'hectares depuis 2000, due en grande partie à la transformation des forêts primaires en "autres forêts naturellement régénérées» à cause de la coupe sélective ou d'autres interventions humaines.

·         Les superficies boisées dans les parcs nationaux, les zones de réserves naturelles et autres aires protégées ont augmenté de plus de 94 millions d'hectares depuis 1990. Elles s'établissent désormais à 13 pour cent de la superficie forestière totale.

·         Les forêts constituent un des principaux puits de carbone au monde. Elles emmagasinent quelque 289 gigatonnes (Gt) de carbone dans les arbres et la végétation. La quantité de carbone stockée dans la biomasse forestière, le bois mort, la litière et le sol est supérieure à l'ensemble du carbone présent dans l'atmosphère. A l'échelle mondiale, les stocks de carbone dans la biomasse forestière ont reculé d'environ 0,5 Gt par an durant la période 2000-2010, essentiellement du fait d'une réduction de la superficie boisée totale.

·         Feux, ravageurs et maladies créent des dégâts croissants aux forêts dans certains pays. En moyenne, un pour cent de toutes les forêts serait touché de façon significative chaque année par les incendies. Les attaques d'insectes forestiers endommagent quelque 35 millions d'hectares de forêt tous les ans. Durant la dernière décennie, les forêts ont également payé un lourd tribut aux phénomènes météorologiques extrêmes tels que tempêtes, blizzards et séismes.

·         Depuis 2000, 76 pays ont formulé ou actualisé leurs politiques forestières et 69 pays - pour l'essentiel en Europe et en Afrique - ont promulgué des lois forestières ou amendé leurs législations depuis 2005.

·         La collecte des données pour l'Evaluation des ressources forestières mondiales est de plus en plus exhaustive et précise. De nouvelles données et informations sur le boisement et l'expansion naturelle des forêts recueillies au cours des 20 dernières années ont permis d'estimer de façon plus rigoureuse les taux de déforestation et les pertes naturelles. A cet égard, la nouvelle estimation mondiale se référant à la période 1990-2000 (près de 16 millions d'hectares par an) est supérieure aux prévisions antérieures (13 millions ha), car elle comprend désormais la déforestation dans les pays qui ont affiché un gain net global de superficies boisées.

Une enquête par télédétection, pilotée par la FAO, portant sur quelque 13 500 sites sur une période de 15 ans, offrira d'ici fin 2011 un tableau encore plus précis des taux de déforestation mondiaux et régionaux.

 

Source FAO

ATPV iNFOS...

Recul de la déforestation mondiale, malgré des taux alarmants dans de nombreux pays…

La forêt mondiale en chiffres... Partie 01

La RACINE : source d’alimentation et d’équilibre…

Les FORETS sont trop PROPRES !...

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:47
La FAO publie les principaux résultats de son Evaluation des ressources forestières mondiales...
 
25 mars 2010, Rome - La déforestation mondiale, due pour l'essentiel à la conversion des forêts tropicales en terres agricoles, a reculé au cours des dix dernières années mais se poursuit à un rythme alarmant dans de nombreux pays, annonce la FAO aujourd'hui.

D'après les principales conclusions de l'enquête la plus exhaustive de la FAO sur les forêts (l'«Evaluation des ressources forestières mondiales 2010»), portant sur 233 pays et territoires, quelque 13 millions d'hectares de forêts par an ont été convertis à d'autres utilisations ou ont disparu pour causes naturelles dans le monde de 2000 à 2010, contre 16 millions d'hectares par an dans les années 1990.
Le Brésil et l'Indonésie, qui ont accusé la plus forte perte de forêts dans les années 90, ont vu leurs taux de déforestation considérablement baisser. Des programmes ambitieux de plantation d'arbres dans des pays comme la Chine, l'Inde, les Etats-Unis et le Viet Nam - associés à une expansion naturelle des forêts dans certaines régions - ont ajouté plus de 7 millions d'hectares de nouvelles forêts chaque année.

Ainsi, la perte nette de superficies boisées est tombée à 5,2 millions d'hectares par an de 2000 à 2010, contre 8,3 millions d'hectares par an dans les années 90.

La superficie totale des forêts de la planète représente un peu plus de 4 milliards d'hectares, soit 31 pour cent de la surface émergée. La perte annuelle nette de forêts (c'est-à-dire lorsque la somme de toutes les pertes de forêts dépasse les gains) durant la décennie 2000-2010 correspond à un territoire plus ou moins équivalant au Costa Rica.

Les plus fortes pertes en Amérique du Sud et en Afrique

L'Amérique du Sud et l'Afrique ont accusé les plus fortes pertes annuelles nettes de forêts entre 2000 et 2010 (respectivement 4 millions et 3,4 millions d'hectares). On enregistre également des pertes nettes pour l'Océanie, dues en partie aux graves sécheresses qui ont frappé l'Australie depuis 2000.

L'Asie, en revanche, a affiché un gain net d'environ 2,2 millions d'hectares par an durant la dernière décennie, essentiellement grâce à des programmes de boisement de grande envergure en Chine, en Inde et au Viet Nam, qui ont augmenté leurs superficies boisées de près de 4 millions d'hectares par an au cours des cinq dernières années.

Toutefois, la conversion des terres forestières à d'autres utilisations s'est poursuivie à des rythmes élevés dans de nombreux pays.

En Amérique du Nord et en Amérique centrale, les superficies boisées sont demeurées relativement stables, tandis qu'en Europe, elles ont continué à s'étendre, quoiqu'à un rythme plus lent.

"Pour la première fois, nous sommes en mesure de montrer que le taux mondial de déforestation a régressé grâce à des efforts déployés de façon concertée, aussi bien sur le plan local qu'international", indique Eduardo Rojas, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

"Les pays ont non seulement amélioré leurs politiques et législations forestières, mais ils ont aussi assigné l'utilisation de forêts aux communautés locales et aux populations autochtones, ainsi qu'à la conservation de la biodiversité et autres fonctions environnementales. Il s'agit là d'un message particulièrement encourageant pour 2010 - l'Année internationale de la biodiversité.

"Le taux de déforestation demeure toutefois très élevé dans de nombreux pays et les superficies de forêts primaires - les forêts non perturbées par l'activité humaine - continuent à diminuer. Ces pays doivent par conséquent redoubler d'efforts pour une meilleure conservation et gestion'', ajoute-t-il.

Forêts et changement climatique

Les forêts jouent un rôle important dans l'atténuation du changement climatique et constituent un immense puits de carbone. Lorsqu'une forêt est abattue et convertie à d'autres utilisations, le carbone est alors relâché dans l'atmosphère.

"Le recul du taux de déforestation et la création de nouvelles forêts ont contribué à abaisser le niveau élevé d'émissions de carbone issues de la déforestation et de la dégradation des forêts", souligne Mette Løyche Wilkie, la Coordonnatrice de l'Evaluation (FAO).

"Mais nous devons regarder vers l'avenir car les grands programmes de plantation en Chine, Inde et Viet Nam, représentant l'essentiel des gains récents de terres boisées, devraient s'achever en 2020. Cela signifie que nous disposons d'une petite fenêtre d'opportunité pour mettre en place des mesures efficaces et permanentes de réduction des taux actuels de déforestation et de dégradation des forêts. Faute de quoi, nous risquons d'assister au brusque retour des taux élevés de pertes nettes de forêts et des émissions de carbone forestier des années 90", ajoute-t-elle.

Les évaluations des ressources forestières mondiales de la FAO sont publiées tous les cinq ans. Plus de 900 spécialistes de 178 pays ont participé à l'édition 2010 de l'Evaluation, dont le rapport intégral paraîtra en octobre 2010.

 

  

Source FAO

Voir PARTIE 02  =  Principales conclusions du RAPPORT FAO 2010

 

 

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La forêt mondiale en chiffres... Partie 01

BIODIVERSITE = LES CHIFFRES parlent... 

 

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:10

A l'échelle mondiale, quelque 13 millions d'ha de forêts ont été convertis à d'autres utilisations ou ont disparu sous l'effet de phénomènes naturels chaque année de 2000 à 2010, contre environ 16 millions d'ha par an dans les années 1990.

logo_fao-1-.jpgLa superficie totale des forêts du monde représente un peu plus de 4 milliards d'ha, soit 31 % de la surface émergée. La perte annuelle nette de forêts (c'est-à-dire lorsque la somme de toutes les pertes de forêts dépasse les gains) de 2000 à 2010 a été de 5,2 millions d'ha, soit plus ou moins la superficie du Costa Rica.

Au niveau régional, l'Amérique du Sud affiche la plus vaste superficie de forêts affectées à la conservation de la diversité biologique (116 millions d'ha), suivie de l'Amérique du Nord et de l'Afrique. Les trois premiers pays sont les Etats-Unis (75 millions), le Brésil (47 millions) et la République démocratique du Congo (26 millions).

En moyenne, 1 % de toutes les forêts serait gravement touché par les feux de forêt chaque année.
Les attaques d'insectes nuisibles concernent près de 35 millions d'ha de forêts chaque année, essentiellement dans les zones tempérées et boréales.
Les espèces ligneuses envahissantes (arbres, arbustes et lianes) ont touché plus de 34 millions d'ha de forêts aux Etats-Unis et 1,6 million au Soudan.
   FAO-Forets-.gif

  

Les forêts du monde

Cette carte des forêts du monde a été produite dans le cadre de FRA 2000 en collaboration avec plusieurs partenaires. Ella a été mise à jour pour correspondre aux catégories utilisées dans FRA 2005. En 2005, la superficie forestière totale est estimée à 3 952 millions d’hectares, ce qui représente 30 % de la superficie totale des terres.

 

Les dix pays dotés de la superficie forestière la plus étendue

Cette figure montre les dix pays avec la plus grande superficie forestière en 2005. Ces dix pays représentent les deux tiers (66 %) de la superficie forestière totale

 

  FAO-Forets--b.jpg 

 

     Source FAO - Rapport 2005

     ATPV Infos...

AMBROISIE... Espèce envahissante de nos cours d'eau 

Au pays des « GEANTS ROUGES »... Partie 01  

C’est l’eau qui modèle nos paysages !...  

PATRIMOINE VEGETAL MONDIAL!...  

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:32

Un rare spécimen de  serpent albinos à deux têtes...

Source : MAXISCIENCE /- Info rédaction, publiée le 04 novembre 2011 

le-petit-serpent-albinos-a-deux-tetes-credit-photo-copie-1.jpgUn serpent de lait albinos et présentant deux têtes a récemment éclos aux Etats-Unis.

Le personnel en charge de la conservation des reptiles de Floride "Sunshine Serpents" sont heureux de vous annoncer la naissance de leur nouveau spécimen. La petite créature, de la famille des serpents de lait présente deux caractéristiques exceptionnelles : elle est bicéphale, c'est-à-dire à deux têtes, et est en plus albinos.

Le bébé serpent, fait partie d’une ponte étonnante composée de sept œufs. Les experts en charge de la couvée ont été extrêmement surpris de découvrir au terme de l’incubation neuf têtes émerger, car ajouté au serpent à deux têtes, un autre œuf contenait des jumeaux.

Le propriétaire de la nouvelle portée, Daniel Parker, biologiste a l’université de Floride a confié au Daily mail : "J'ai fait une double prise. Je ne pouvais pas croire ce que je regardais". En effet, les probabilités qu’un serpent naisse avec deux têtes sont d’environ 1 sur 10.000 et encore bien plus faibles si on ajoute également l’albinisme. Ce caractère se traduit chez ces squamates par une absence totale de pigmentation foncée.

Selon Daniel Parker, le serpent à deux têtes devrait vivre environ 20 ans en captivité. Mais à l’état sauvage, le spécimen non venimeux et partageant son unique corps entre deux cerveaux aurait certainement eu de grandes difficultés à survivre.

Les serpents de lait tiennent leur nom de leur mode de vie. Préférant les environnements sombres et protégés, on les retrouve généralement dans les granges à bétail où certains pensent à tort qu’ils sucent le lait des vaches. En réalité, ce reptile inoffensif pour l’homme se nourrit exclusivement d’insectes, de lézards, d'oiseaux et de petits mammifères.

crotale-vert-aux-yeux-rubis-nouvelle-espece-de-serpent-decoLe crotale vert aux yeux rubis : nouvelle espèce de serpent    Source : MAXISCIENCE /- Info rédaction, publiée le 05 avril 2011

Au Vietnam et en Thaïlande, des scientifiques de l'Université de Bangor au Royaume-Uni ont découvert une toute nouvelle espèce de serpent. Appartenant à la famille des crotales, celui-ci a été baptisé Cryptelytrops rubeus en référence à ses yeux rubis perçants. Mais si Anita Malhotra et ses collègues ont pu étudier des spécimens en laboratoire, ils en savent aujourd'hui très peu sur ce nouveau crotale vert, ses habitudes et son alimentation.

  

 

psathyrella-aquatica-est-la-premiere-espece-de-champignon-cDe nouvelles espèces de champignons qui brillent dans le noir    Source : MAXISCIENCE /- Info rédaction, publiée le 18 novembre 2009

Mycena luxaeterna, M. luxarboricola ou M. chlorophos font partie des 71 espèces de champignons phosphorescents découvertes à travers le monde. Leur étonnante luminosité pourrait, d'après les scientifiques, aider à la dispersion de leurs spores en attirant les insectes nocturnes.

 

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A voir...

Le régime alimentaire modifie les espèces!...

ADAPTATIONS aux conditions de milieu...

  2011: Année de la CHAUVE-SOURIS 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:22

Chauves-souris, niches écologiques et nouvelles espèces

Source : MAXISCIENCE /- Info rédaction, publiée le 04 décembre 2011

chauves-souris-niches-ecologiques-et-nouvelles-esp-copie-1.jpgPubliant ses travaux dans Proceedings of the Royal Society B, une équipe américaine, avec la collaboration de chercheurs allemands, a montré qu’en termes d’évolution, lorsque nouvelle ressource alimentaire coïncide avec changement anatomique adéquat, le nombre d’espèces explose.

Pourquoi certains groupes d'animaux se déploient-ils en de nombreuses espèces différentes au fil du temps, tandis que d'autres évoluent en seulement quelques espèces ? Pour essayer de répondre à cette question, Elisabeth Dumont, de l'Université du Massachusetts, et Liliana Davalos, de l'Université Stony Brook, aidées par des collègues de l'UCLA (Californie) et de l'Institut zoologique Leibniz de Berlin, ont compilé de grandes quantités de données concernant les chauves-souris.

 Les scientifiques ont étudié l’arbre évolutif de plus de 150 espèces, mesuré plus de 600 crânes appartenant à 85 espèces, évalué la force de morsure de plus de 500 individus représentant 39 espèces, et analysé des échantillons d’excréments pour déterminer le régime alimentaire de ces animaux. Ils ont constaté que l'émergence d'une nouvelle forme du crâne, chez les chauves-souris américaines de la famille des Phyllostomidae, il y a environ 15 millions d'années, a conduit à une explosion du nombre d’espèces de ce groupe.

"Cette étude menée durant l'Année internationale de la chauve-souris offre un exemple clair de la façon dont l'évolution de traits nouveaux (dans le cas présent, un crâne d’une nouvelle forme) a permis aux animaux d'utiliser de nouvelles ressources et, finalement, d’évoluer rapidement en de nombreuses nouvelles espèces. Nous avons constaté que, lorsqu’une nouvelle niche écologique s’est ouverte, créant une opportunité pour les chauves-souris capables de manger des fruits durs, celles-ci ont modifié leur alimentation de façon significative, ce qui, à son tour, a conduit à l'évolution de nouvelles espèces", a expliqué Elisabeth Dumont.

 A voir...

Nos paysages, nos rivières, nos forêts, nos ecosystèmes tremblent!...

ATTENTION, ce n'est pas la COCCINELLE ASIATIQUE...

BIODIVERSITE = LES CHIFFRES parlent...

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:16

CONNAISSEZ-VOUS ces 18 espèces envahissantes, bien présentes en France ?...

  1 – Ailante glanduleux ou Faux vernis du Japon = AILANTHUS altissima

  2 – Renouées : renouée du Japon = REYNOUTRIA japonica, renouée Sakhaline = REYNOUTRIA sachalinensis, renouée de Bohême = REYNOUTRIA x bohemica

  3 – Jussie à grandes fleurs = LUDWIGIA grandiflora et Jussie rampante = LUDWIGIA peploides

  4 – Séneçon en arbre = BACCHARIS HALIMIFOLIA

  5 - Griffes de sorcière = CARPOBROTUS acinaciformis et CARPOBROTUS edulis

  6 – Ambroisie à feuille d’armoise = AMBROSIA artemisiifolia

  7 – Ragondin = MYOCASTOR coypus

  8 – Rat musqué = ONDATRIA zibethicus

  9 – Cerisier tardif = PRUNUS serotina

10 – Séneçon du Cap = SENECIO inaequidens

11 – Arbre aux papillons = BUDDLEJA davidii

12 – Herbe de la Pampa = CORTADERIA selloana

13 – Robinier faux-acacia = ROBINIER pseudoacacia

14 – Raisin d’Amérique = PHYTOLACCA canadensis

15 – Bernache du canada = BRANTA canadensis

16 – Ibis sacré = THRESKIORNIS aethiopicus

17 – Frelon asiatique = VESPA velutina nigrithorax

18 – Grenouille taureau = LITHOBATES catesbeianus

 

Certaines de ces espèces sont tellement présentes dans nos jardins, nos haies, nos campagnes, nos paysages, nos rivières et lacs  qu’il nous semble parfois qu’elles ont leur place dans notre environnement !...

Certaine, que l’on considère comme « des plantes pionnières » occupent rapidement l’espace naturel et les zones vastes laissées libres de toutes concurrences !...

Il faut retrouver vite un rééquilibrage entre les espèces introduite devenues invasives et nos espèces communes « agressives » pouvant limiter fortement et « contrer » ces espèces venues d’ailleurs!...

Pour mieux lutter contre ces envahisseurs, il faut informer tous les acteurs des filières animales et végétales ET les consommateurs !...

Car la responsabilité est collective !...

Aux arbres !... Citoyens !...

Recomposons nos haies, nos paysages, nos bosquets, nos forêts pour retrouver une faune et une flore plus « conforme » à l’équilibre de nos milieux !...

 

ALAIN BAERISWYL

Les variations des modifications du climat sont visibles en plaine!...

BIODIVERSITE = LES CHIFFRES parlent...

Les collections végétales: ERABLES...

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:41

L’ambroisie à feuilles d’armoise pose aujourd’hui un problème de santé publique à une échelle grandissante. Son pollen, émis à la fin de l’été, est un puissant allergisant : cinq grains de pollen par mètre cube d’air suffisent à provoquer des réactions chez les individus les plus sensibles. Il déclenche rhinites, conjonctivites, trachéites… et parfois urticaire ou eczéma. Selon les régions, 6 à 12 % de la population française serait affectée par ces réactions allergisantes. Dans les zones très touchées comme le Québec ou la Hongrie, l’ambroisie provoque des crises d’asthme pour 25 % des personnes sensibles. (Photo = INRA DIJON)

Mais l’ambroisie est aussi une nuisance pour l’agriculture et l’environnement. Au printemps, cette espèce annuelle peut fortement se développer dans les cultures qui viennent d’être semées comme le pois et le tournesol, ou sous le couvert de cultures d’hiver telles que le colza ou le blé. Elle progresse aussi le long des voies de communication et colonise les zones découvertes. L’ambroisie nuit aux rendements des cultures et rend difficile la gestion de la qualité des récoltes. Sa maîtrise génère ainsi des coûts importants pour les agriculteurs et les gestionnaires des espaces colonisés.

Cette plante originaire d’Amérique du Nord a été introduite involontairement en France au cours du XIXe siècle dans la région Rhône-Alpes. Elle occupe aujourd’hui un vaste territoire, qu'elle a colonisé lentement mais régulièrement, touchant la Bourgogne, le Centre, la Provence et les Alpes. Au niveau européen, selon le projet
Daisie, elle figure parmi les 100 espèces invasives les plus problématiques.

L’ambroisie affectionne les milieux perturbés par les activités humaines. Une fois installée, sa tolérance aux stress (sécheresse, milieux pauvres en éléments nutritifs) lui permet d’occuper des zones où elle n’est que très peu concurrencée par d’autres espèces végétales. Elle disparaît dès que la compétition est trop forte. Ainsi, on ne la trouve qu’exceptionnellement dans les prairies permanentes. Dans les zones agricoles, les populations peuvent atteindre des tailles plus importantes qu’en bord de rivière ou de route. Pourtant, avec une production de semences très tardive comparée à d’autres
adventices, l’ambroisie semble a priori peu adaptée à la survie dans les cultures. Mais c’est sans compter sur la longévité de ses semences, d’environ dix années, et sur leur taille importante, propre à faciliter son installation. Le relâchement des interventions pendant la période d’intercultures (déchaumage insuffisant, cultures intermédiaires faiblement recouvrantes) est propice à la constitution de stocks de semences importants dans les champs et leurs abords.

ambroisie-broutee-par-MOUTONS-Essais.-DROME-.jpgC’est grâce aux collections d’herbiers français que nous avons pu retracer l’historique de son extension en France :


Comment gérer cette espèce pour contenir l’invasion et limiter ses nuisances ?

Comme pour toutes les espèces envahissantes, la gestion préventive de l’ambroisie est une obligation à caractère strict et incontournable. Tant qu’elle est peu présente, l’éradication des petites populations est possible à condition de bien sensibiliser l’ensemble des acteurs, dont les agriculteurs, à la détecter et à l’éliminer dès son apparition. Une politique de limitation de la dispersion des semences par les engins agricoles et les déplacements de terres peut être très efficace. La gestion des tas de terre fait l’objet d’une règlementation qui n’est malheureusement pas toujours respectée car très contraignante.  (Photo: Ambroisie broutée par les moutons = Essais DROME°)

Dans les cultures, lorsque la présence d’ambroisie devient importante, le désherbage chimique est la solution la plus efficace du fait de la très grande tolérance de cette "herbe à poux" aux pratiques de désherbage mécanique. Mais la gestion des herbicides doit être raisonnée de manière à réduire le risque d’apparition de résistances car même si aujourd’hui aucun cas de résistance n’est répertorié en Europe, plusieurs cas de résistance aux molécules herbicides utilisées avec les variétés "tolérantes" de tournesol sont décrits en Amérique du Nord. C’est l’association de pratiques, comme par exemple le désherbage mécanique entre les rangs de la culture et chimique sur le rang, qui peut apporter une solution à court terme à la présence de fortes populations dans les parcelles et contribuer à plus long terme à la diminution des stocks de semences.

Néanmoins, l’efficacité des herbicides est souvent insuffisante pendant la période de l’interculture, et pour certaines productions (tournesol, pois) aux doses et périodes d’emploi préconisées. Ce manque d’efficacité n’est pas toujours compensé par des rotations adaptées et des pratiques appropriées de désherbage mécanique. Ainsi, le développement de l’ambroisie est actuellement important dans la culture du tournesol où la gestion de mauvaises herbes de la famille des Astéracées (bidents, lampourde, chardons) ou des Solanacées (morelle noire) est devenue plus difficile avec le retrait de certains produits tels que la trifluraline.

Quels moyens recommander pour l’avenir ?

Sur les parcelles agricoles fortement envahies, la gestion la plus efficace de l’ambroisie est de combiner, au cours d’une même saison culturale, techniques et choix culturaux susceptibles d’enrayer la dynamique de l’espèce. Il est en particulier conseillé de ne plus semer de tournesol pendant dix ans dans les champs les plus touchés. Les cultures d’hiver sont alors à privilégier et il faut surtout profiter des périodes d’interculture pour épuiser le stock de semences en favorisant des levées qui seront éliminées par des travaux légers de faux-semis. Malgré la durée de vie et la dormance des semences d’ambroisie dans le sol, la destruction des plantes avant production de semences réduira immanquablement la banque de graines dans la parcelle. C’est là une règle de base de la prophylaxie que d’amoindrir systématiquement le potentiel d’infestation jusqu’à son épuisement total. Il est également recommandé d’éviter les jachères florales sur les zones à forte densité d’ambroisie car celles-ci favorisent son développement. La difficulté est d’articuler ces choix avec certaines mesures environnementales (couvert végétal obligatoire pendant la période d’interculture) ou relevant de la PAC (diversification des cultures successives).

Les difficultés de gestion que posent les autres milieux où se développe l’ambroisie ne font que renforcer la nécessité d’une prévention de l’extension de l’espèce. Les difficultés techniques d’intervention en bord de route et l’impossibilité d’utiliser des herbicides sur les berges de rivières limitent les possibilités de gestion à court terme et doivent inciter à une restriction de toutes les pratiques susceptibles de disperser des semences de l’ambroisie.
À l’échelle des territoires, la coordination des actions et des acteurs est un facteur déterminant dans la réussite de la lutte. C’est pour agir en ce sens au plan national, et être présent au niveau européen et international, que l’Observatoire de l’ambroisie a été mis en place cet été, [lien vers le communiqué de presse]. Il vise à devenir un centre de référence sur l’ambroisie, plus spécifiquement en matière :

·         de connaissance sur l'ambroisie à feuilles d’armoise, en particulier ses effets sur la santé et les milieux,

·         d’actions de prévention, de lutte durable, de formation et d'information sur l'ensemble du territoire national (et dans d'autres pays) dans le respect de l’environnement,

·         de données scientifiques, travaux et projets de recherche ainsi que leurs applications.

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:57

Les FORETS sont trop PROPRES !...

 

Les arbres partiellement morts, creux et tombés au sol participent à la multiplication de la biodiversité… 

Le maintien d’arbres morts ou vieillissants voir tombés au sol ont un rôle positif sur la biodiversité et la santé des forêts. Les arbres âgés comme ceux ayant subis les tempêtes peuvent être conservés à l’état isolé mais aussi en bouquets, voire sur des surfaces choisies (inaccessibles) dans nos bois et forêts.

En îlots, au sol ou en isolés les arbres morts ou à cavités ont leur utilité…

Sans entraver l’exploitation nécessaire de nos forêts, la présence d’éco systèmes saints et équilibrés (arbres saints et productifs économiquement) à côté d’éco systèmes en phase terminale et dynamique (arbres morts) donnent une énergie positive à la fois aux chablis et à tous les intervenants écologiques aériens et souterrains (faunes et flores) de l’ensemble de la forêt !....

Dans le milieu « plus naturel » et notamment sur les zones difficiles voir inaccessibles pour la mécanisation et donc l’exploitation des arbres, la présence et l’imbrication de ces 2 combinaisons de production et de « mort naturelle » améliorent la qualité et les rendements des végétaux produits !...

Le partage des zones exploitées côtoyant des zones naturelles va permettre d’envisager une gestion durable de l’ensemble du massif… Car les zones improductives « matériellement parlant » vont devenir le siège de germination de nouveaux arbres, qui au contact d’un sol redevenu très riche en matières organiques et en vie du sol vont évoluer très rapidement et prendre une place de choix dans la forêt !...

Les peuplements  abandonnés « volontairement »  à leur libre évolution jusqu’à leur  mort va donc servir de « centre de propagation » et de « régénération » de l’ensemble du massif…

C’est l’auto gestion qu’il faut créer ou recréer !...

L’expérience et la gestion technique et écologique montrent que le renouvellement naturel de la forêt est assuré : les jeunes arbres côtoient les vieux arbres.

La surface de ces îlots variant de quelques mètres carrés à quelques ares ou hectares, ce concept trouve pleinement son sens dans toutes les forêts, quelques soient leurs surfaces !...

Dans les parcelles faibles, ou sur les forêts trop propres, l’homme peut amorcer techniquement le processus par le broyage de bois laissé au sol et en laissant des branches et troncs creux, voir en condamnant 5 à 10 % de la surface sans intervention !...

La structure de la propriété privée est quant à elle caractérisée par de petites superficies, où le mélange taillis-futaie est la forme de peuplement la plus répandue. De ce fait, la recommandation la plus acceptable et simple à suivre est de conserver un maillage, aussi bien réparti que possible de 2 à 6 arbres sénescents ou à cavités par hectare.

Lac Pavin (34)Côté parasitisme, les « foyers » de végétaux morts et attaqués par les bactéries, champignons, algues, lichens, invertébrés, insectes et végétaux divers s’auto régulent en devenant progressivement des éco systèmes individuels très organisés !... De plus, cette dynamique sa s’étendre rapidement à l’ensemble du massif où la sélection et l’élimination des plantes fragiles va permettre de renforcer le développement des autres sujets !... C’est « en quelque sorte » le retour au principe des forêts primaires !...

Une forêt gérer en GESTION DURABLE est bénéfique pour l’exploitant, pour la filière bois, pour le promeneur, et pour la biodiversité !....

De sa germination, à sa mort l’arbre RESTE l’acteur MOTEUR de la biodiversité !...

 

ALAIN BAERISWYL – ATPV… http://atpv.infos.over-blog.com  

 

 

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