Depuis les années 70, les modèles misaient sur les arbres… aujourd’hui, la biologie montre une autre réalité
Par Cyril Renault , le lundi, 2 février 2026, 9h26 , mis à jour le lundi, 2 février 2026, 9h27 — Écologie / environnement / planète et changement climatique : s'informer
Source : https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/misaient-sur-les-arbres.html
Le climat change, les températures augmentent et les tempêtes deviennent plus fréquentes. Chacun de nous entend parler des conséquences du CO2 et des forêts qui pourraient les atténuer. Depuis longtemps, l’idée que les arbres pourraient compenser une partie du problème est rassurante et largement partagée. Depuis plusieurs années, une idée rassurante circule dans les débats sur le climat : plus le dioxyde de carbone s’accumule dans l’atmosphère, plus les forêts l’absorbent, croissent rapidement et contribuent à l’équilibre climatique. Plus de CO2, plus de bois, moins de préoccupations pour le climat.
Mais une récente étude internationale montre que la réalité est moins idyllique. Si les arbres utilisent effectivement l’eau de manière plus efficace sous des concentrations plus élevées de CO2, leur croissance ne suit pas nécessairement le même rythme.
Tout se joue au niveau des feuilles : car leur fonctionnement réside dans les pores microscopiques, appelés stomates, qui régulent à la fois l’absorption de CO2 et la transpiration de l’eau. Ces mécanismes montrent que l’effet bénéfique du CO2 sur la croissance forestière est loin d’être automatique et qu’il dépend fortement des conditions environnementales et de la disponibilité de l’eau.
Comment les feuilles régulent la croissance et l’eau
Les feuilles sont recouvertes de stomates, de minuscules ouvertures qui fonctionnent comme des valves réglables. Grâce à elles, les arbres absorbent le CO2 nécessaire à la photosynthèse et rejettent de la vapeur d’eau dans l’air. Lorsque les stomates sont grands ouverts, l’arbre peut croître davantage, mais il perd aussi plus d’eau. Lorsqu’ils se ferment, l’eau est économisée, mais la croissance ralentit.
Avec l’augmentation du CO2, les arbres n’ont plus besoin d’ouvrir autant leurs vannes pour absorber le carbone nécessaire. Ce changement accroît ce que les scientifiques appellent l’efficience intrinsèque d’utilisation de l’eau, c’est-à-dire la quantité de carbone absorbée par unité d’eau perdue. En d’autres termes, l’arbre tire un meilleur parti de chaque goutte d’eau pour sa croissance.
Jusqu’ici tout va bien. La surprise réside dans ce qui se passe dans une atmosphère plus chaude et plus sèche. Lorsque l’air devient plus sec, l’eau s’évapore plus rapidement des feuilles.
Pour éviter le dessèchement de leur système vasculaire, les arbres resserrent leurs stomates. Ce mécanisme protège l’arbre, mais limite également la quantité de CO2 supplémentaire qui pénètre dans ses feuilles.
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Pourquoi le CO2 n’accélère pas toujours la croissance des arbres ?
Une étude internationale menée par l‘Université de Wuhan, l’Université Duke et leurs partenaires en Europe, en Australie et sur le continent américain s’attaque à un paradoxe persistant. De nombreuses expériences et études dendrochronologiques ont montré que l’efficience de l’utilisation de l’eau dans les forêts a augmenté au cours du siècle dernier, tandis que la croissance des arbres n’a progressé que légèrement, est restée stable, voire a diminué dans certaines régions.
Pour comprendre ce phénomène, l’équipe a combiné un modèle du mouvement de l’eau dans les arbres avec des données d’expériences d’enrichissement en CO2 en plein air et des décennies d’analyses isotopiques des cernes de croissance.
À Duke Forest, aux États-Unis, des arbres ont été exposés à de fortes concentrations de CO2 pendant 16 ans. Sur un site de l’ETH Zurich, en Suisse, des chercheurs ont augmenté l’humidité autour des arbres. Ces expériences de longue durée ont montré que les forêts ne stockaient pas autant de carbone supplémentaire que les premières théories le prédisaient.
En considérant les stomates comme de minuscules dispositifs cherchant à optimiser l’équilibre entre gains de carbone et pertes d’eau, le nouveau modèle définit un cadre théorique pour la croissance supplémentaire possible à partir d’un gain donné d’efficacité d’utilisation de l’eau. Dans de nombreuses conditions climatiques réalistes, notamment là où l’air devient plus sec, la croissance ne peut pas suivre le rythme.
La hauteur des arbres constitue une autre limite. Plus ils grandissent, plus il devient difficile d’acheminer l’eau du sol jusqu’à la canopée. Cette contrainte hydraulique empêche les grands arbres de transformer efficacement l’eau en bois, même en présence d’abondance de CO2.
Ce que cela change pour le climat et la gestion des forêts
Sur le papier, il a longtemps été tentant de considérer les forêts comme des éponges à carbone en expansion constante. Planter davantage d’arbres, laisser la fertilisation par le CO2 faire le reste et compenser ainsi une bonne partie des émissions humaines. La nouvelle étude montre que cette approche doit être confrontée à la réalité.
Les forêts restent des alliées essentielles dans la lutte contre le changement climatique. Elles stockent d’énormes quantités de carbone, rafraîchissent l’air, abritent une riche biodiversité et protègent les bassins versants. Mais s’attendre à ce que l’augmentation du CO2 stimule la croissance des arbres de manière généralisée, c’est ignorer le stress hydrique, les limites de taille, la disponibilité des nutriments, les ravageurs et le cycle des saisons.
Concrètement, cela signifie que les projets de compensation carbone et les plans nationaux doivent être prudents lorsqu’ils tablent sur une forte et durable croissance des forêts grâce au seul CO2. Protéger les ressources en eau, limiter le réchauffement climatique et éviter la déforestation sont des mesures probablement plus efficaces pour le stockage de carbone à long terme que de miser sur un effet global de « fertilisation par le CO2 ».
Au quotidien, cette situation n’est pas sans rappeler d’autres réalités. Beaucoup d’entre nous gèrent un budget limité, réduisent leur consommation d’électricité ou arrosent moins leur jardin par temps chaud. Les arbres font de même : ils apprennent à consommer avec parcimonie, mais cette frugalité n’augmente pas miraculeusement leurs ressources.
Au final, la leçon est simple. Une utilisation raisonnée de l’eau aide les arbres à survivre dans un monde qui se réchauffe, mais cela ne nous dispense pas de réduire nos émissions ni de gérer nos forêts avec plus de soin.
L’étude a été publiée dans la revue Nature Climate Change .
Petite réflexion...
Cette étude permet de bien comprendre pourquoi il faut protéger et stimuler au maximum la surface foliaire et que sa "bonne lecture" nous donne des précieux indices sur de très nombreux paramètres sanitaires, écologiques, environnementaux...
Conserver une "feuille propre" a beaucoup d'effets et de conséquences que l'on image!...
Elle est aussi la source d'équilibre et relationnel entre les racines, la ramification, la floraison, la fructification, la mise en réserve, et au delà de ses caractéristiques physiologiques "propres" à chaque genre ou espèces végétales elle est une ressource inépuisable du renouveau climatique!...
Vrai poumon pour la plante, elle s'est aussi "se modifier, s'adapter, et alimenter la vie du sol"!...
Pour les "puristes" la surface foliaire à directement une incidence sur le calibre des fruits, sur le diamètre des bois, sur le renouvellement et renforcement des structures, sur l'arcure et donc l'accélération de la floraison et fructification, mais aussi sur la fixation de certaines productions végétatives comme le "gourmand" (Positionné à 0°C)
On" définit un nombre de feuilles pour obtenir un calibre de fruit commercial OU un nombre de feuilles pour soutenir un rameau floral...
La liste est longue... ETC!...
ALAIN BAERISWYL - ATPV CONCEPT BOIS
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ALAIN BAERISWYL -
Collectionneur...

Au même titre que les lézards verts et gris, que le hérisson, que
la chouette hulotte ou l’effraie, que l’Autour des « palombes » ou des différents passereaux, que les papillons et les vers de terre, que les abeilles et polistes, que les bourdons et syrphes,
que les araignées et les différents myriapodes, que les coccinelles et les syrphes… la présence de la PIPISTRELLE dans nos jardins reste un VRAI INDICATEUR de l’équilibre de votre jardin, ou de
vos espaces verts et paysages privés et publics…





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